La CSR-Restigouche pas encore prête pour la gestion du tourisme

Contrairement à son homologue de la région Chaleur, la Commission de services régionaux du Restigouche n’entend pas prendre sous son aile le développement et la promotion touristique… du moins pour le moment.

La question du tourisme est souvent abordée par les membres de la CSR-Restigouche.

De fait, lors de la dernière rencontre du groupe, cet enjeu a refait surface par l’entremise d’une proposition d’appui financier émanant de l’Association touristique du Restigouche. L’organisme voulait en effet obtenir une aide financière afin d’envoyer un délégué participer au salon touristique pour véhicules récréatifs de Montréal. Mais voilà, tous les membres n’étaient pas prêts à mettre la main à la poche, notamment la Ville de Campbellton qui prévoyait déjà participer à l’événement par l’entremise de son agente touristique. La mairesse de l’endroit, Stéphanie Anglehart-Paulin, a indiqué son malaise devant cette proposition, soulignant qu’advenant une contribution, la Ville se trouverait à contribuer à deux reprises pour ce salon. La motion a été rejetée.

Le sujet étant lancé, d’autres en ont profité pour ajouter leur grain de sel, certains – comme Saint-Jean-Baptiste/Menneval et Tide Head – affichant même leur mécontentement face aux méthodes de promotions actuelles, estimant de pas y trouver leur compte.

Le manque de coordination régionale, une association touristique qui doit composer avec des fonds très limités, des DSL complets absents de la promotion touristique… Le Restigouche doit-il revoir son approche en la matière?

En novembre dernier, les membres de la CSR-Chaleur ont adopté une résolution destinée à ajouter une nouvelle corde à son arc, un office du tourisme sur son territoire. À l’aide d’un employé et d’un budget de fonctionnement, cet office veillera à coordonner la promotion touristique de la région.

Au Restigouche, on observe cette décision avec grand intérêt. Cela dit, la CSR-Restigouche n’est toutefois pas prête à l’ajouter à sa liste de responsabilité, liste qui comprend pour le moment la gestion des déchets solides ainsi que l’urbanisme.

«On ne veut pas pour le moment prendre ce dossier en main. Ça ne signifie pas que ça ne nous intéresse pas, bien au contraire puisque c’est un secteur économique névralgique pour nous. On est même prêt à s’asseoir avec l’ATR et les communautés du Restigouche afin de voir comment améliorer la promotion du tourisme», explique le président de la CSR-Restigouche et maire d’Atholville, Michel Soucy.

Qu’à cela ne tienne, il ajoute toutefois ne pas être totalement fermé à l’idée d’incorporer éventuellement le mandat touristique à la charge de la CSR-Restigouche. «Tout est une question de représentation. Est-ce que tout le monde est représenté équitablement à la table? Est-ce qu’il y a moyen de mieux faire? Est-ce qu’on peut penser rapatrier le développement touristique sous notre aile? C’est certainement un débat que l’on pourrait avoir. Si c’est la volonté des membres, je serais heureux d’ouvrir la discussion et de regarder aux possibilités qui s’offrent à nous. En attendant, on peut toujours plaider pour un meilleur dialogue entre nos communautés», poursuit le président de la CSR-Restigouche.