Une modeste croissance du PIB à prévoir au Nouveau-Brunswick

Selon les prévisions du Conference Board du Canada, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel au Nouveau-Brunswick devrait s’améliorer, mais se limitera quand même à 1,2% en moyenne cette année et en 2018.

Selon l’organisme spécialisé en analyses et prévisions économiques, le secteur de la foresterie bénéficiera de la forte demande américaine et continuera d’enregistrer une croissance positive au cours des deux prochaines années, et ce malgré les risques liés au conflit du bois d’œuvre avec les États-Unis.

Dans sa Note de conjoncture provinciale de l’hiver 2017, le Conference Board du Canada ajoute que la production à la mine Caribou et le secteur manufacturier au Nouveau-Brunswick devraient également connaître des gains.

«Une augmentation de 1,2% du PIB réel c’est bien, mais c’est insuffisant pour véritablement régler ou améliorer grandement nos défis économiques», souligne d’entrée de jeux l’économiste Pierre-Marcel Desjardins.

Le professeur de l’Université de Moncton met également en relief les prévisions du Conference Board du Canada pour l’année 2018 qui font état d’une augmentation de 1,2% du PIB réel.

Cette progression s’avérerait la deuxième plus faible à être enregistrée dans toutes les provinces canadiennes, après la Nouvelle-Écosse.

De l’avis du Conference Boardet de M. Desjardins, le secteur forestier devrait connaître une croissance appréciable au cours des deux prochaines années grâce au secteur de la construction résidentielle aux États-Unis.

Selon Marie-Christine Bernard, la directrice associée aux prévisions provinciales du Conference Board, le vieillissement de la population au Nouveau-Brunswick pèsera lourd sur l’offre de main-d’œuvre et les perspectives économiques à plus long terme.

«Les aînés contribuent d’une manière différente. Ils ne sont pas actifs sur le marché du travail, mais ils continuent à dépenser. Il a y des revenus différents pour le gouvernement et une augmentation des pressions et des dépenses en santé, ça représente un défi important», explique M. Desjardins.

Le Conference Board estime toutefois que les conditions du marché du travail devraient s’améliorer dans la province avec l’annonce récente de J. D. Irving de son intention d’embaucher 8600 travailleurs au Canada et aux États-Unis au cours des trois prochaines années.

«Ce ne sont pas des emplois à long terme, mais ça va au moins permettre de stimuler la croissance économique et de réduire le taux de chômage durant cette période-là», soutient l’économiste.

C’est l’Alberta qui devrait enregistrer la plus forte croissance économique de toutes les provinces en 2017, principalement en raison de sa production pétrolière en pleine expansion.

«Après deux années difficiles à cause de la faiblesse généralisée du secteur de l’énergie, l’économie albertaine connaîtra la plus forte croissance économique au Canada en 2017. En plus d’une progression très marquée de la production pétrolière, la province bénéficiera, dans une moindre mesure, des efforts de reconstruction de Fort McMurray. En dehors de l’Alberta, toutes les provinces devraient connaître une croissance économique positive en 2017, à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador», explique Mme Bernard.