Les producteurs bovins réclament de l’aide fédérale

Les producteurs bovins de l’Atlantique réclament l’aide financière d’Ottawa pour la mise en œuvre d’une stratégie de développement de 50 millions $ qui permettrait de mettre à jour de leur industrie.

Une cinquantaine de producteurs du Nouveau-Brunswick ont pris part à une rencontre à Edmundston, samedi.

Ils réclament de l’aide gouvernementale pour leur secteur d’activité afin d’assurer leur survie dans une industrie où, soutiennent-ils, ils arrivent à peine à rentrer dans leurs frais. D’ailleurs, il n’est pas rare qu’ils doivent occuper un autre emploi pour survivre, a-t-on fait savoir.

«En 1975, les gens vivaient de ce métier. En 2016, nous arrivons à peine à survivre. Ça fait des années que l’on dit qu’on a besoin d’aide, mais on n’entend jamais parler de solutions. Nous voulons être entendus et compris une fois pour toutes», a mentionné Éric Gagné, éleveur de vaches et de veaux de la région.

Les producteurs bovins ne semblent plus avoir confiance aux associations agricoles provinciales. C’est l’une des raisons pourquoi ils ont tenu cette rencontre en fin de semaine.

La question de la relève est une autre source d’inquiétude aux yeux des producteurs. Ils se demandent si cela constitue une priorité pour les instances gouvernementales.

INDUSTRIE CHANCELANTE

L’Association des producteurs bovins du Nouveau-Brunswick, en partenariat avec les organismes voisins de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard, demande l’aide d’Ottawa pour la mise en place d’une stratégie de développement de 50 millions $ pour relancer l’industrie.

«Malheureusement de nos jours, la production bovine se fait de la même manière que nos pères et grands-pères la faisaient. Cette industrie a évolué, mais nous n’avons pas pu nous ajuster», souligne le porte-parole de l’Association des producteurs bovins du Nouveau-Brunswick (NB Cattle Association), Cedric McLeod.

Selon lui, il y a de nouvelles occasions à l’horizon, mais il devient difficile pour les producteurs de pouvoir en profiter.

«On se demande tous ce qu’on pourrait faire pour améliorer notre sort et notre marge de profit. Les méthodes de production ont évolué et il faut changer notre façon de faire», a-t-il ajouté.

La stratégie proposée comprend un volet de formation sur les nouvelles techniques de production, ainsi que des fonds accessibles pour la génétique ou l’achat d’équipements.

Selon les statistiques, ils seraient environ 1900 producteurs bovins en Atlantique, soit 650 au Nouveau-Brunswick, 850 en Nouvelle-Écosse et 400 à l’Île-du-Prince-Édouard.

«Les discussions sont entamées avec le gouvernement. Nous sommes confiants face à cette proposition. Nous voulons travailler ensemble pour identifier des solutions. On ne demande pas de l’argent direct dans les poches des producteurs pour l’acquisition de tracteurs ou des choses du genre. Nous voulons croître en tant qu’industrie. Nous croyons que les producteurs doivent apprendre ce qui se fait de moderne dans ce secteur», a poursuivi M. McLeod.