Mieux-être – Une chose à la fois

Mélanie Côté Style de vie

Trop de choses à faire, trop peu de temps…

Rachid*, 45 ans, s’énerve. Il a une semaine chargée devant lui avec des échéances serrées à respecter, aux niveaux professionnel et personnel. Il vit une période très occupée au travail et il est au milieu d’un divorce. Les réalités de la vie ne s’estompent pas pour autant: soin des enfants, réparations mineures de la maison (puisqu’un peu d’eau s’est infiltrée dans son sous-sol lors de la fonte des neiges), recherche d’appartement pour son fils qui partira à l’université, etc. Trop c’est trop.

Jacynthe*, mère de famille de 31 ans, a décidé de retourner aux études. Sa première session tire à sa fin et plusieurs examens finaux sont à l’horizon. Ses deux bambins sont malades depuis plusieurs jours. Jacynthe dort peu, manque des cours pour s’occuper de ses enfants, accompagne son grand-père à des rendez-vous et étudie tard en soirée (même si elle n’arrive plus à assimiler la matière). Elle ressent beaucoup de pression et éprouve des maux de tête.

*noms fictifs

Périodes de remous

Il peut arriver de traverser des périodes où l’on se sent accablé par sa liste exorbitante de choses à faire. Il est alors primordial de prendre le temps de respirer profondément et de se créer de courts moments d’introspection.

On croit que l’on n’a pas le temps de prendre ces moments, mais je vous affirme le contraire: on n’a pas le temps de ne pas les prendre! Dans ces périodes d’ouragan, ça va trop vite dans sa tête, on stresse et l’on devient moins efficace que d’habitude.

Saisir des moments d’intériorisation permet de considérer la situation avec recul et de dédramatiser la situation. On doit alors sortir de l’ouragan et prioriser: on entame la priorité sans se soucier des autres choses (jusqu’à ce que cette première chose soit achevée) et ainsi de suite. On accepte ensuite la possibilité de ne pas pouvoir tout accomplir; je vous assure que l’on est capable de gérer le «pire des scénarios» et, de toute façon, ce scénario est presque toujours moins pire que l’on s’imagine.

On apprend beaucoup de ces périodes de remous:

  • RESPECTER ses limites.
  • ENTREPRENDRE une chose à la fois.
  • ÉLIMINER ce qui n’est pas de haute importance.
  • DEMANDER de l’aide.
  • AVOIR de la compassion envers soi-même et les autres lorsqu’un délai prévu n’est pas respecté.

Ces périodes sont fréquentes?

Est-ce que l’on remet sans cesse au lendemain les tâches désagréables, ce qui mène à une accumulation de responsabilités? (M’arrive-t-il de remettre ma corvée de lessive jusqu’à ce que mon maillot de bain serve de sous-vêtement?) Est-ce que l’on se crée des horaires trop chargés? (M’arrive-t-il d’accepter d’aider un ami à déménager le même jour que je dois signer un contrat, cacher des chocolats de Pâques, faire des heures supplémentaires au travail, semer mes graines de pois, courir 21,1 km, déneiger mon toit et aller chez le vétérinaire avec mon furet?)

Le temps n’est point de l’argent. C’est bien plus que cela. Ressentir que l’on a du temps est une richesse inestimable. Il serait alors important d’allouer plus de temps pour l’accomplissement de projets, de planifier pour les imprévus et de remarquer l’agitation intérieure créée lorsque l’on attend à la dernière seconde. Avançons, posément, pas à pas!

J’invite respectueusement vos partages et questions.

Défi de la semaine
Comme «l’expert en la joie» Richard Carlson le conseille si bien, faites peu de cas de la sensation d’être complètement submergé. Il encourage de trouver l’humour dans vos efforts, même lorsque ceux-ci s’avèrent infructueux. Cela vous enlève la pression d’être parfait et vous permet de ne pas vous prendre trop au sérieux.