Prêtres abuseurs: le diocèse doit collaborer avec la police

Par Lowell Mallais
Tracadie-Sheila

J’aimerais ajouter un commentaire à l’éditorial de François Gravel publié dans l’Acadie Nouvelle du 9 mars et titré «Le nom de la douleur», par rapport au nom de l’aréna à Cap-Pelé.
Vous avez écrit: «Et surtout, les victimes présumées gagnent en crédibilité en affirmant qu’elles ne veulent pas poursuivre le diocèse ou obtenir de l’argent, mais gagner une paix d’esprit. Cette demande est juste et raisonnable. Elle mérite notre appui…»
J’aimerais faire remarquer que les demandes de dédommagement en argent n’enlèvent rien à la crédibilité des victimes étant donné les effets dévastateurs de leurs agressions au plan économique également. Combien n’ont pas réussi leurs études après ces méfaits? Et le clergé peut-il prétendre n’y être pour rien en matière de complicités répétées lorsqu’on sait maintenant les affectations «suspectes» et fréquentes de certains prêtres d’une paroisse à l’autre?
Pour ce qui est de l’appui mérité de la part des médias, pouvons-nous compter sur l’appui à notre cause, soit celle d’un regroupement de victimes d’abus du Nord-Est qui exigent une réforme en profondeur afin que plus jamais il n’y ait d’enfants en danger (d’abus) dans le diocèse de Bathurst?
Au Téléjournal Acadie du 8 mars, on a parlé des recommandations de l’ex-juge Michel Bastarache soumises au diocèse de Bathurst en novembre 2011. Une de ses recommandations, comme ex-juge, ne devait-elle pas stipuler que le diocèse doit remettre à la police les dossiers, concernant tous les autres prêtres pédophiles, comme l’a fait l’archevêque Mgr Colling de Dublin, en Irlande?
L’ex-juge Bastarache n’a-t-il pas formellement reconnu qu’il y a d’autres prêtres agresseurs? Cela a même fait l’objet d’un gros titre dans l’Acadie Nouvelle du jeudi 28 octobre 2010: «D’autres prêtres agresseurs dans le Nord-Est, selon Michel Bastarache.»
Ça va faire un an et demi que les autres fautifs sont encore en liberté, au grand désarroi des victimes et au détriment de la société. Je vous demande «pourquoi»?