Pas de sympathie pour M. Volpé

Clyde Winchester
Président, Association des retraités de Papiers Fraser inc.
Victime de Brookfield
Edmundston

Je devais tout simplement réagir à la situation à laquelle fait face Jeannot Volpé… Bien entendu, je ne souhaite à personne de voir sa pension réduite une fois à la retraite, mais c’est peut-être ce que ça prenait pour faire réaliser à nos chers politiciens c’est quoi vivre une telle situation.

J’ai travaillé chez Papiers Fraser pendant 35 ans. Toutes ces années, j’ai investi dans mon régime de retraite – mon seul investissement pour ma retraite – et on me l’a coupé de 35,4 %, parce que les compagnies peuvent tirer avantage des lois sur la protection de la faillite (LACC), et le gouvernement reste silencieux.

Je doute fort que M. Volpé doit ajuster son budget, comparativement aux victimes de l’ancienne Fraser d’Edmundston, les «Victimes de Brookfield». Certains d’entre nous sont de retour sur le marché du travail à 60 ans, imaginez-vous! Je n’ai pas grand sympathie pour M. Volpé, mais c’est toutefois injuste de voir quelqu’un se faire réduire sa pension sans préavis, et hors de son contrôle. J’ai de la sympathie pour tout travailleur qui s’est fait couper sa pension en raison des lacunes des lois canadiennes et du manque de volonté politique de la part de nos «représentants».