Une décision incompréhensible

Achetons N.-B. Quelle belle initiative de la part du gouvernement Gallant. Une initiative qui permettra à nos entreprises d’être plus rentables. Mais malheureusement, il y a un membre du cabinet qui n’a pas compris. Le ministre Boudreau annonce quelques jours avant qu’il va accorder à une entreprise internationale le service de cafétéria dans les hôpitaux. Il y a quelque chose d’incompréhensible dans cette décision. D’un côté, notre gouvernement veut développer la province, créer des emplois pour encaisser plus d’impôts et par ricochet réduire la dette. De l’autre, on retire des possibilités à nos entrepreneurs. M. Boudreau – qui a été ministre des Finances sous Graham – devrait comprendre cela. Il ne faut pas d’aller à l’école bien longtemps pour comprendre cette théorie.

La province est dans le trouble, et on ose donner des contrats à l’extérieur, ça veut dire qu’il n’y a pas d’entrepreneurs assez intelligents et capables chez nous pour nourrir nos patients. Pourtant, ce sont des gens du N.-B. qui sont hospitalisés, ils ont toujours mangé la même chose que tout le monde ici. C’est quoi le problème? Le ministre Boudreau a besoin de dévoiler son jeu à la population. Combien le gouvernement sauvera-t-il? Combien d’emplois seront créés ou éliminés? Combien de contrats en sous-traitance seront donnés aux entrepreneurs du N.-B. et pour quelle valeur? Comment concilie-t-il son annonce avec Achetons N.-B.?

Le gouvernement doit revenir sur sa décision et permettre à nos entrepreneurs de participer à ce contrat majeur, de sauver des emplois et de faire du N.-B. une province capable de s’occuper de ses propres affaires.

Laissons les deux réseaux de santé décider ce qu’ils veulent faire. Je crois qu’on paie très bien les directeurs de ces réseaux pour prendre ce genre de décisions. M. Gallant, il est temps de remettre Victor Boudreau à sa place.