Le ministre Boudreau et sa privatisation

Lors de son entrevue au Téléjournal Acadie, le 24 février dernier, le ministre Boudreau dans sa défense de la privatisation de services dans les hôpitaux affirmait que tout le monde n’était pas contre cette privatisation. Il affirmait que le Réseau Horizon était pour et que la Société médicale du N.-B. était aussi en faveur de cette privatisation. À ma connaissance, la Société médicale ne s’est pas prononcée ni en faveur ni contre, mais a indiqué qu’elle surveillerait le bien-être des patients.

L’argument de l’appui du Réseau Horizon comme défense du ministre doit nous amener à poser deux questions. Si Vitalité était pour la privatisation et Horizon contre, quelle décision aurait prise le ministre? Ne pariez pas sur le maintien de la privatisation!

La situation actuelle soulève une question fondamentale: quel est le pouvoir de la régie Vitalité? Peut-elle gérer les services cliniques et non cliniques dans son territoire? Doit-elle gérer en fonction des positions du Réseau Horizon? Ou encore, doit-elle gérer en fonction des positions du ministère qui sont presque toujours celle d’Horizon?

Pourtant, nous avons dans notre province une loi qui affirme que les deux communautés linguistiques ont droit à des institutions égales. J’ai eu beau la relire plusieurs fois, mais je n’ai pas encore trouvé l’article qui dit que les décisions de la communauté francophone doivent être les mêmes que celles de la communauté anglophone.

Il est à souhaiter que le conseil d’administration du réseau Vitalité exerce ses pleins pouvoirs et ne cédera pas. Il a fait son travail et sa décision est basée sur une argumentation fiscale solide. Il est dans son plein droit de décider.

Jacques Verge,
Dieppe