Brian Gallant joue avec le feu

Avec la sortie du dernier budget provincial, il est maintenant clair pour tous que le gouvernement de Brian Gallant est en mode électoral. Cependant, notre premier ministre ne semble pas réaliser qu’il joue avec le feu lorsqu’il permet à son ministre de la Santé de mener des privatisations inutiles.

Si l’épisode d’Atcon n’était pas suffisant pour éloigner Victor Boudreau des portefeuilles ministériels, la «saga Sodexo» en cours devrait être la goutte qui fait déborder le vase.

Récemment, les médecins du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L. Dumont se sont ralliés aux travailleurs, à la Coalition pour la santé du Nouveau-Brunswick, à Égalité Santé en français, au SCFP, à la SANB et d’autres groupes de citoyens s’opposant à la privatisation. D’ailleurs, le PDG de Vitalité, Gilles Lanteigne, qui a obtenu le soutien unanime de son Conseil d’administration pour lutter contre la sous-traitance imposée, exige une rencontre d’urgence avec le ministre de la Santé.

En laissant son ministre de la Santé contourner illégalement l’autorité du Réseau de santé Vitalité, le premier ministre Gallant fait preuve de manque de respect au principe de la dualité en santé.

En remettant à une société multinationale la gestion des services alimentaires dans les hôpitaux, le premier ministre Gallant abandonne nos agriculteurs et nos régions. Les régions rurales du N.-B. perdront un allié majeur pour l’achat d’aliments locaux.

En remettant les services de nettoyage à une société multinationale, le premier ministre Gallant troque la propreté des établissements pour des profits réalisés par le secteur privé. Les citoyens vulnérables, les aînés et les nourrissons, seront les premiers à contracter des infections nosocomiales dangereuses.

Jamais de ma vie je n’ai vu un gouvernement sortant être réélu lorsqu’il s’oppose aux aînés, aux agriculteurs, aux médecins, aux administrateurs, aux travailleurs et leurs syndicats.

Au lieu de démanteler notre système et de supprimer le contrôle public sur les soins de santé, le gouvernement devrait coopérer avec ceux qui cherchent de vraies solutions à l’interne.
Daniel Légère

Président du Syndicat canadien de la fonction publique du N.-B.