Trump bientôt dictateur?

Au cours de la récente campagne électorale tenue en novembre dernier aux États-Unis, le candidat Donald Trump a régulièrement bafoué et critiqué certains médias américains et particulièrement ceux qui relevaient régulièrement ses fausses déclarations. En revanche, il prenait un soin jaloux pour louanger les autres qui nourrissaient son ego et son narcissisme.

Depuis son accession au pouvoir, le 45e président utilise une autre formule. Il prend plaisir à dire qu’il existe deux sortes de médias dans ce pays. D’abord, il y a les médias qui communiquent positivement ses bons coups et ses réalisations. Ceux-là, selon lui, ce sont des médias crédibles. L’autre sorte, ce sont des «fake news» (de «fausses nouvelles») qui ne méritent guère le moindre respect.

Ces jours derniers, il est allé encore plus loin dans ses propos haineux. Alors qu’on disait que la presse était son ennemi, on a trouvé une autre manière de la dénigrer. Selon lui, la presse est carrément l’ennemi du peuple américain. De telles paroles créent chez les journalistes consciencieux une grande insécurité, ne sachant pas quand ils seront les victimes de la foule qui croit que le messie Trump est le modèle de la vérité et rien d’autre que la vérité.

Ce n’est pas tout. Lors d’une récente rencontre à la Maison-Blanche pour un point de presse, on a refusé l’accès à plusieurs médias dont CNN et bien d’autres, ce qui n’a probablement jamais été vu dans l’histoire américaine.

Pourquoi se produit-il chez ce gouvernement cette sorte de comportements aussi bêtement absurdes, honteusement choquants et complètement ridicules? Vous l’avez deviné. Par tous les moyens possibles, M. Trump semble vouloir établir une dictature. Pour réaliser son ambition, il n’a qu’à éliminer graduellement la presse indépendante de la politique et le tour est joué. Hitler a-t-il maintenant un disciple en Amérique?

Alcide F. LeBlanc,
Moncton