Quel déficit, Monsieur le ministre?

Le dernier argument avancé par le ministre de la Santé, Victor Boudreau, pour justifier sa privatisation de plusieurs services hospitaliers des réseaux de santé, est celui du déficit. Il ne veut pas laisser au réseau Vitalité la gestion des services alimentaires, des services d’environnement et des services de préposés au transport des malades en avançant que si le réseau Vitalité fait un déficit, le ministère devra le combler.

Bien que l’argument ait une certaine valeur, il faut ajouter que c’est le même qui s’appliquerait pour les Conseils d’éducation et les autres organismes gouvernementaux comme les Collèges communautaires par exemple.

Depuis la réforme de 2008 et la création de deux réseaux de santé, il faut se demander si le ministère a comblé des déficits. Nous savons que le réseau Vitalité a fait un déficit et a, par la suite, comblé ce déficit en supprimant quelques 440 postes sans aide du ministère. Depuis ce temps, il va de surplus en surplus. Il se dirige actuellement vers un surplus de près de 7 millions $.

Le ministre Boudreau devrait demander à son sous-ministre, Tom Maston, quel déficit le ministère a comblé depuis 2008. Qui a profité d’un financement supplémentaire de 17 millions $ pour faire apparaître dans les livres un léger surplus au lieu d’un déficit?

La communauté francophone ne veut pas de la privatisation des services hospitaliers de son réseau de santé. Pourquoi les députés et ministres francophones veulent-ils tant détruire le réseau de santé francophone? Est-ce pour créer un réseau bilingue? Ça non plus, ne passera pas!

Monsieur Boudreau, abandonnez votre projet de privatisation. Nous n’en voulons pas!

Jacques Verge,
Dieppe