L’Église et la chasse à l’As

Léon Robichaud,
Shippagan

L’Église, dans son expression théologique, est un corps, et c’est précisément sous cet aspect que l’Église catholique prête à confusion et devient pour plusieurs une pierre d’achoppement, c’est-à-dire un obstacle contre lequel on se bute.

Si l’Église est un corps, elle est un corps mystique. Seuls ceux et celles qui ont une vie mystique peuvent le comprendre.

Quand je mentionne le mot Église, je ne parle pas de la bâtisse (église), je me réfère à l’assemblée de gens qui vivent de foi, d’espérance et d’amour..

Dans l’euphorie de la chasse à l’As dans la Péninsule acadienne, j’entends de nombreux commentaires. Des catholiques qui se désolent et d’autres qui se réjouissent. Une personne aînée me rappelait que son curé pourfendait du haut de la chaire les paroissiens qui s’adonnaient aux jeux de hasard en me disant que «Jésus avait chassé les vendeurs du Temple».

Même en Église, souvent l’argent devient un piège quand dans sa distribution, la présence de Jésus n’ouvre pas la porte au partage avec les plus démunis, et à la fraternité.

Je prie que la distribution des revenus de la chasse à l’As se fasse avec l’assentiment de l’évêque du lieu, premier signe sensible de l’unité dans une Église diocésaine.