Un véritable festin de musique baroque

Hector J. Cormier,
Moncton

Le chœur Louisbourg, un groupe de 16 voix remarquables d’hommes et de femmes, a su encore une fois charmer l’auditoire lors d’un concert de musique baroque exécuté avec brio dans l’enceinte de l’église Saint-Anselme de Dieppe. S’il est vrai que «baroque» vient d’un mot portugais voulant dire «de petites perles de formes irrégulières», les amateurs de ce genre de musique en ont été comblés.

Le chœur était accompagné d’un petit orchestre de quatre musiciens originaires de Montréal qui se spécialisent dans ce genre de musique. L’ensemble (deux violons, un violoncelle et orgue) a brillamment interprété deux sonates en ré mineur dont l’une d’Antonio Vivaldi et l’autre de Tomaso Albinoni.

Si en première partie du programme, le chœur a exécuté trois très belles pièces de Claudio Monteverdi dont le Beatus Vir, le Dixit Dominus et le Gloria, suite à l’intermission, l’auditoire a été servi à souhait avec deux Magnificats dont celui d’Isabella Leonarda et l’autre de Tomaso Albinoni.

Lors des concerts de musique baroque (période allant du début du 17e s. jusqu’au milieu du 18e), les friands de ce genre de musique s’attendent à du Bach, du Handel, du Vivaldi et du Rameau. Ils sont moins habitués à la musique d’Isabella Leonarda, une des rares femmes à percer à l’époque, une Ursuline dont la musique est de belle qualité.

Le Magnificat de Tomaso Albinoni fut la pièce maîtresse avec laquelle le chœur a terminé le concert et servi un véritable festin musical mettant en vedette quatre solistes dont les voix plaisent, soit Andrew O’Neil, basse; Justin Guignard, ténor; Mélanie Roy, soprano et Claudette Magee, alto.

Nous saluons et remercions la chef de chœur, Monique Richard, qui exige, des groupes qu’elle dirige, rien de moins que l’excellence. Ce fut le cas cette fois-ci encore.