L’accès à l’information plus difficile au N.-B.

Le ministre Roger Melanson veut nous faire croire que la centralisation des demandes d’accès à l’information au niveau du Conseil du Trésor va faciliter la tâche des demandeurs d’information.

Pour avoir fait au moins une quarantaine de demandes, je peux attester que le ministre se trompe et royalement. Le défi des demandeurs est double. D’abord, souvent nous demandons un document et nous n’avons pas le titre exact du document ou la date de celui-ci. Le deuxième défi est que les documents nous arrivent après de longs délais tout caviardés.

La centralisation ne pourra pas nous aider puisque les documents demeureront quand même sous la responsabilité de chaque ministère ou organisme. Tout ce que le ministre veut mettre en place se terminera par des correspondances supplémentaires entre le Conseil du trésor vers le ministère, retour de réponse au Conseil du Trésor puis vers le demandeur. Ce ne sera qu’un échange de plus pour obtenir l’information. Ce sera plus long et plus facile de «cacher» l’information.

Une question importante se pose: est-ce que le ministre responsable de la révision de la loi sur le droit à l’information a fait son travail pour établir une culture d’ouverture et de transparence promise en 2015?

Quand nous savons que les demandes les plus nombreuses sont faites par l’opposition, puis les journalistes et enfin le public, nous sommes en droit de nous demander si ce changement n’a pas pour unique but de mieux cacher l’information surtout devant l’intention du gouvernement de tout privatiser et du scandale des fausses évaluations.

Ce projet est contraire à la promesse d’ouverture et de transparence et à celle du Parti libéral de faire de la politique autrement! Imaginons leur réaction s’ils étaient dans l’opposition!

Jacques Verge,
Dieppe