Hommages à Guy LeBlanc

Étant à l’extérieur du pays je n’ai pu assister aux funérailles d’un ancien collègue de travail, un ami de longue date et une personne très estimée dans la communauté. Guy LeBlanc était l’image vivante de détermination et d’engagement.

Depuis son très jeune âge, Guy était confronté à un handicap physique qui limitait ses déplacements, mais pas son courage et ses convictions. Il fut un enseignant engagé, une personne-ressource extraordinaire, un défenseur acharné des droits des personnes handicapées. Il prêchait par l’exemple.

Si son courage émerveillait les gens, son engagement social n’avait pas de limite. Sur les traces de son idole, Guy voulait que son village natal de Saint-Antoine reflète l’image de son plus grand fils que fut Louis Robichaud.

J’ai eu l’occasion de côtoyer Guy pendant plus de 50 années l’ayant même conduit à Fredericton à quelques reprises pour des traitements au centre de réhabilitation, il n’avait pas de limite à son courage et à ses efforts. Lors de visite à l’hôpital, il s’informait de tout et de tous. Ses anciens élèves se souviennent de ses cours d’histoire alimentés par ses connaissances des affaires courantes. Il était connaissant, informé et intéressant! C’était une personne sincère qui était très sensible envers ses étudiants et leur succès.

Une anecdote racontée maintes fois souligne sa perspicacité et son courage: une chute sur la neige devant l’École normale de Fredericton avait incité le Dr Marguerite Michaud d’envoyer des étudiants pour l’aider: il avait répondu en disant «est-ce que Dr Michaud n’a pas autre chose à faire que de regarder à la fenêtre?»

On se rappellera longtemps sa grande contribution à son village, à sa province, à sa profession et à ses amis. Je souhaite qu’on reconnaisse sa contribution par un geste tangible de sa communauté.

Bon repos bien mérité mon ami.

Adélard Cormier, directeur à la retraite
École Clément-Cormier