Réponse à Bernard Thériault

Il y a plusieurs manières de commenter un sujet tout en évitant d’en parler et vous le faites très bien en bon politicien teindu.

Vous deviez parler des évaluations foncières (Face-à-face du samedi 15 avril 2017), ce qui aurait dû vous amener à critiquer vos amis. Alors vous, comme eux, n’avez pas l’échine assez solide pour reconnaître la bêtise et l’erreur sans oublier «la p’tite vite» qu’on a essayé de refiler aux contribuables.

Quant à l’affaire Atcon, que ce soit sept ans ou vingt ans après les faits, il reste que les contribuables ont dû payer pour enrichir les amis du Parti libéral. L’appropriation des fonds publics sous prétextes et données mensongères, la non-conformité à l’entente, l’utilisation des fonds publics pour des biens non reliés à l’entente, l’abus de pouvoir de la part du Cabinet, l’appropriation de pouvoirs par les ministres et l’inexplicable arrogance d’avoir balayé du revers de la main les avis de sept différents experts du gouvernement, qui ne recommandaient pas ces prêts. Il n’y a pas de limite de temps, M. Thériault, pour rappeler ce genre de manigance publique. Vous pouvez vous gargariser tant que vous voulez sur le fait que l’opposition demande des comptes. C’est leur travail et vous – en tant que commentateur de l’actualité politique – devriez être un brin plus dans les faits réels que dans votre vérité alternative.

Marie-Paule Martin
Shediac