Kaitlyn Gallaway, une Aigle Bleue acharnée

MONCTON – L’équipe féminine de hockey des Aigles Bleues de l’Université de Moncton a connu toute une première moitié de saison
(10-1). Le Bleu et Or doit en bonne partie son succès à un groupe impressionnant de recrues. Dans cette nouvelle cuvée, on retrouve Kaitlyn Gallaway.

La patineuse de l’Île-du-Prince-Édouard a rapidement fait sa place au sein de l’alignement des Aigles Bleues avec un coup de patin explosif, une éthique de travail sans reproche et une combativité étonnante.

Le petit numéro 7 n’a peur de rien et fonce habituellement droit devant elle.

«J’essaie d’apporter mon intensité et j’aime être positive», lance-t-elle dans un large sourire.

En 11 rencontres cette saison, elle a marqué deux buts et a conservé un différentiel de +2.

«J’adore aller devant le filet. J’aime ça déranger la gardienne de l’autre équipe et battre les défenseurs quand je suis en échec avant», ajoute-t-elle avec un sourire espiègle accroché dans le visage.

Gallaway n’est effectivement pas de tout repos pour ses adversaires. Elle attribue cette combativité à ses nombreuses années en ringuette.

«Quand je joue à la ringuette, l’anneau, c’est à moi! Tu ne peux pas l’avoir! C’est la même chose avec la rondelle», poursuit-elle en riant.

«Même si la fille est plus grande et plus grosse que moi, ça ne fait aucune différence. Si elle veut avoir la rondelle, elle va devoir venir la chercher parce qu’elle est à moi!», assure le numéro 7 du Bleu et Or dans un français impeccable.

Kaitlyn Gallaway a toujours baigné dans une atmosphère francophone puisque son père, sa mère et sa sœur enseignent la langue de Molière.

«Il n’y a pas d’université francophone à l’Île-du-Prince-Édouard et il n’y a pas d’équipe de hockey à l’Université Sainte-Anne. L’Université de Moncton était donc un choix logique pour moi. En plus, ce n’est pas tellement loin de chez nous», explique-t-elle.

Gallaway semble également destinée à devenir enseignante puisqu’elle poursuit ses études en éducation.

Elle enseigne d’ailleurs à des jeunes dans une école de hockey, l’été, à Charlottetown.

La ringuette
Malgré son talent évident, le hockey n’est pas son premier amour.

«Je joue à la ringuette depuis l’âge de 3 ans», raconte-t-elle.

«En fait, j’ai joué jusqu’à l’an passé (2010). J’ai commencé à jouer au hockey à 10 ans parce que mon frère jouait déjà. Je me suis dit que j’allais essayer ça», précise la patineuse âgée de 17 ans.

«Les deux sports sont passablement différents, mais j’aime les deux. La ringuette est plus axée sur la vitesse, alors que le hockey est plus robuste», mentionne Kaitlyn Gallaway.

Le numéro 7 évoluait au sein du quatrième trio en début de saison, mais son style de jeu énergique lui a valu plusieurs rencontres au sein de l’unité pilotée par Marie Michelle Poirier. Un signe que la jeune insulaire risque de faire beaucoup de bruit dans l’uniforme Bleu et Or au cours des prochaines saisons.