Lutte olympique: Geno Poirier est imbattable

SAINT-LOUIS-DE-KENT – Il est jeune, il est grand et il a beaucoup de potentiel. L’Acadien Geno Poirier est en train de se bâtir une solide réputation sur la scène provinciale de lutte olympique.

Il y a une époque où les jeunes lutteurs acadiens étaient inexistants dans le comté de Kent.

L’arrivée de Frédérick Harrison comme enseignant à la polyvalente Mgr-Marcel-François-Richard (MFR) de Saint-Louis-de-Kent, il y a maintenant deux ans, a changé la donne. Le grand connaisseur a déjà réussi à développer une machine athlétique du nom de Geno Poirier.

Poirier en est seulement à sa deuxième saison de lutte olympique, mais il a déjà des allures de vétéran sur le tapis.

Après cinq tournois dans cette campagne, le jeune de Saint-Louis-de-Kent est toujours invaincu chez les juniors. Il a remporté quatre titres chez les 74 kilogrammes et un chez les 83 kg.

«Je suis passionné par la lutte et je me suis pas mal entraîné cet été. J’ai toujours aimé les sports de combat», a commenté le sportif de 6 pi 1 po et 170 lb.

Avant de faire son entrée à la polyvalente MFR, Poirier n’avait jamais même imaginé qu’il avait le potentiel de se rendre aux Jeux du Canada, tous sports confondus.

«Je crois que j’ai une chance de participer aux Jeux du Canada si je travaille fort. Un jour, j’aimerais bien remporter une médaille à une compétition nationale», a fait savoir Poirier, qui pratique également le basketball.

Dimanche, si la température le permet, Poirier prendra part aux Championnats de l’Est canadien de lutte olympique à Fredericton.

«Je n’ai que 16 ans et je vais affronter des gars de 17 et de 18 ans. Je ne connais pas le niveau, mais je suis certain que ça ne sera pas facile de conserver une fiche parfaite. Je suis un peu nerveux, mais je suis confiant que je peux bien faire», a raconté celui qui est en 10e année.

Fred Harrison croit énormément dans son jeune poulain. Il est fortement impressionné par la rapidité de sa progression.

«L’an dernier, je le comparais à un grand maigre, trop grand. Il était un peu bizarre dans son corps. Maintenant, il est mature et il sait comment se servir de sa taille. C’est rendu une véritable machine, a vanté Harrison, ancien lutteur de calibre. Geno apprend vite et il maîtrise rapidement de nouveaux mouvements. Il commence déjà à me donner de la difficulté quand je lutte contre lui!»

Ce printemps, Geno Poirier devrait se mesurer à la crème nationale aux Championnats canadiens qui seront présentés dans la capitale provinciale à la mi-avril.

«C’est son année faible, mais ça sera une belle expérience pour lui», a assuré Harrison.

Selon ce dernier, Pierre Maillet de Bathurst, qui lutte actuellement chez les seniors, en est un qui pourrait donner du fil à retordre à Poirier. Les deux n’ont pas encore croisé le fer.