En attendant le retour de la LNH, Sean Couturier poursuit son développement à Adirondack

ADIRONDACK, New York – À défaut de pouvoir disputer une deuxième saison dans la Ligue nationale (LNH) avec les Flyers de Philadelphie, c’est dans les monts Adirondacks que Sean Couturier fait ce qu’il sait le mieux faire: jouer au hockey.

Porter l’uniforme des Phantoms est peut-être moins prestigieux, voyager en autobus et non en avion est certainement plus difficile, mais au moins Couturier a un endroit pour poursuivre son apprentissage, contrairement à plusieurs de ses confrères au repos en raison du lock-out dans la LNH.

Les Phantoms d’Adirondack (9-11-0-0), club-école des Flyers dans la Ligue américaine, ont de gros noms au sein de leur alignement cette année.

Depuis le début de la campagne 2012-2013, les Phantoms peuvent compter sur Brayden Schenn, Erik Gustafsson, Eric Wellwood, Zac Rinaldo et Couturier, cinq patineurs qui étaient de la formation de Philadelphie lors des dernières séries éliminatoires.

Sans oublier Marc-André Bourdon, un défenseur qui a pris part à 45 rencontres des Flyers en saison régulière l’année dernière.

Schenn domine la colonne des meilleurs pointeurs du club, grâce à une récolte de 22 points en 20 matchs, alors que Couturier, un autre joueur de centre, le suit derrière avec une production de 17 points, dont six buts, en 18 parties.

Le hockeyeur de Bathurst forme une unité composée de Harry Zolnierczyk et de Jason Akeson.

«J’ai eu une période d’adaptation au début. Je n’avais jamais vraiment connu la Ligue américaine. Le style de vie est bien différent, avec les voyages en autobus, entre autres», explique celui qui soufflera 20 bougies vendredi.

Fort d’une première saison de 27 points (13-14) en 77 rencontres l’an dernier dans le meilleur circuit au monde, suivi d’un tour du chapeau en séries, Couturier a la chance de s’exprimer davantage offensivement cette année.

«Schenn et moi avons plus de responsabilités offensives. Ils (les entraîneurs) nous laissent aller», dit-il.

«Le calibre de jeu est quand même assez élevé cette saison. C’est une bonne ligue compétitive», ajoute-t-il.

Le choix de première ronde des Flyers en 2011 aimerait bien évidemment être à Philadelphie en ce moment, mais le fait de se retrouver dans la Ligue américaine n’est peut-être pas si mauvais que ça.

«J’ai quand même des choses à prouver. Je dois montrer aux dirigeants que j’ai ma place en haut. Ce n’est pas une situation facile (le lock-out dans la LNH), mais au moins je peux jouer au hockey, travailler mon jeu et continuer de m’améliorer. Et je peux le faire à un niveau compétitif», souligne l’ancien des Voltigeurs de Drummondville.

Dommage tout de même, puisque Couturier a mis les bouchées doubles à l’entraînement l’été dernier, enflammé par les séries qu’il avait connues aux côtés de Maxime Talbot et de Wellwood.

L’athlète de 6 pi 4 po et 200 lb a notamment amélioré son coup de patin et sa force physique. La direction des Flyers s’attendait à beaucoup de son poulain en 2012-2013, mais ce n’est que partie remise.

Par ailleurs, comme Couturier aura 20 ans vendredi, il n’était pas admissible à recevoir une invitation d’Équipe Canada junior en vue du tournoi mondial présenté en Russie à compter du 26 décembre