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Le joueur-clé des Aigles Bleus… c’est Marion 

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MONCTON – Pierre-Alexandre Marion a connu une bonne saison 2011-2012, mais personne ne s’attendait à ce qu’il domine autant en séries éliminatoires. À quelques jours du début du championnat canadien, l’homme masqué québécois est sans aucun doute le joueur-clé des Aigles Bleus.

Lors du calendrier régulier, le patineur originaire de Gatineau a présenté une fiche de 13-7, une moyenne de 3,01 et une efficacité de ,913.

En séries, il affiche un rendement de 5-4, une moyenne de 2,25 et une efficacité de ,938, et ce, même si son équipe s’est fait lessiver en trois rencontres face aux Varsity Reds en finale.

«Une participation au championnat canadien, ça représente le fruit de nos labeurs des quatre dernières années», assure-t-il.

«Pour tous les gars qui sont arrivés en même temps que moi, ça veut dire que nos efforts sont enfin récompensés», explique le numéro 31 de l’ U de M.

«Mais il va falloir bien jouer (à Fredericton) pour que nos voeux soient vraiment exaucés», s’empresse-t-il d’ajouter.

Marion estime que le but de tous est très clair au championnat canadien.

«On ne va pas juste là pour faire acte de présence. On veut y aller pour remporter le titre», affirme-t-il.

Autant en entrevue que sur la glace, le portier des Aigles Bleus semble faire preuve d’un calme désarmant.

Est-ce seulement une façade?

«Je ne pense pas que je sois un gars nerveux sur la glace. Une de mes forces, c’est justement mon calme pendant les parties. C’est sûr qu’il y a un peu de nervosité avant des rencontres importantes comme ça, mais une fois sur la glace, ça s’en va», lance-t-il en souriant.

De son propre aveu, Pierre-Alexandre Marion est présentement dans sa «zone».

«J’essaie de ne pas laisser les distractions m’affecter. J’essaie de me concentrer et de rester dans ma bulle», explique-t-il.

Même après les séances d’entraînement, il passe de longues minutes au centre de la glace à fixer droit devant lui, comme s’il était dans un autre monde.

«J’approche les parties des séries ou du championnat canadien exactement comme les autres de la saison. Rien ne devrait affecter ma routine d’avant-match», souligne-t-il.

Quand le match débute, son travail est de rester concentré même si les attaquants adverses prennent son filet d’assaut.

«J’essaie toujours de trouver la rondelle et c’est au niveau mental que ça se passe. Tu peux avoir la meilleure technique au monde, si tu n’es pas dans le match, tu ne la vois pas la rondelle», avance-t-il.

Mais le gardien du Bleu et Or n’est pas du genre à prendre tout le crédit pour ses succès.

«Mes défenseurs font un excellent travail devant moi. Ils me facilitent beaucoup la tâche. Les retours sont presque toujours contrôlés, soit par moi, ou par les gars qui empêchent les joueurs adverses de les prendre», explique-t-il.

Il insiste aussi sur l’importance de la communication avec ses soldats à la ligne bleue.

«Si tu veux avoir du succès quand tu sors du filet pour jouer la rondelle, on doit se parler. C’est essentiel».

On peut donc affirmer sans se tromper que Pierre-Alexanxdre Marion et sa brigade défensive sont sur la même longueur d’onde, ce qui est très rassurant à l’aube d’une compétition aussi importante.

Les Aigles Bleus entameront leur tournoi jeudi en affrontant les Redmen de McGill à compter de 15 h.

Stéphane Paquette
À propos de Stéphane Paquette

Originaire du Québec, Stéphane Paquette a amorcé ses études de second cycle à l’Université de Montréal en histoire, géographie et sciences politiques. Il est arrivé en Acadie à l’automne 1990 pour compléter ses études universitaires en Information-Communications à l’Université de Moncton. Pendant son séjour à Moncton, il fait ses premiers...
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