Les boxeurs d’Edmundston auront la foule derrière eux

EDMUNDSTON – Quelques membres du Club de boxe amateur d’Edmundston auront la chance de démontrer une première fois leur savoir-faire devant parents et amis, samedi, au gala présenté à l’édifice Maillet, à Saint-Basile.

Une quinzaine de combats seront à l’affiche et plusieurs mettront en présence les boxeurs du club d’Edmundston. Plus de 500 personnes ont assisté au gala de l’an dernier.

Une vingtaine d’athlètes font partie du Club de boxe amateur d’Edmundston, dont les locaux sont situés au troisième étage de l’Édifice Maillet.

«Nous avons environ une douzaine de boxeurs qui sont prêts à monter dans le ring. C’est certain qu’ils voudraient tous se retrouver entre les câbles le plus tôt possible, mais notre rôle est de ne pas les envoyer au front s’ils ne sont pas en mesure de le faire», a commenté l’entraîneur, Yvon Ringuette.

Il y a deux semaines, quelques-uns d’entre eux ont profité d’un gala à Bathurst pour briser la glace en y allant d’un premier combat chez les amateurs. Ils seront de retour samedi, mais cette fois-ci devant des partisans locaux.

C’est le cas de Marco Doiron, 18 ans, de Saint-Basile. Victorieux à son premier combat à Bathurst, il y a deux semaines, il sera opposé à Dylan Hanley, de Campbellton, chez les 150 livres. Il est monté dans le ring après trois mois d’entraînement, lui qui avait par contre fait partie du club durant deux ans auparavant.

«Je ne le connais pas et ça ne me fait pas de différence. À Bathurst, j’ai voulu monter dans le ring, car je sentais que j’étais prêt à le faire», a mentionné celui qui dit s’adonner à la boxe avant tout pour la mise en forme.

Après trois ans d’attente, le poids lourd du club, Nathan Thériault, disputera un premier combat chez les amateurs. L’adolescent reconnaît qu’il est difficile de lui identifier des adversaires en raison de son physique imposant, lui qui à 15 ans pèse 234 livres.

«Sans me le dire directement, mes entraîneurs estimaient que je n’étais pas prêt avant cela. Je me suis amélioré. Même si j’avais la rage en moi, j’avais le défaut d’encaisser sans frapper l’adversaire. Et je n’ai jamais compris pourquoi. J’ai amélioré ma technique et je suis plus confiant», a raconté Nathan Thériault, de Saint-Basile.

Jonathan Boucher, 15 ans, de Saint-Joseph, a déjà 14 combats en carrière. Il a un dossier de neuf gains et cinq revers. Chez les 125 livres, samedi, son adversaire sera Cooper Scott, champion canadien dans sa catégorie de poids, de Bathurst. Les deux ont représenté le Nouveau-Brunswick aux récents Jeux du Canada d’hiver.

«Je me suis déjà entraîné avec lui. Ce sera un gros défi. Je devrai le frapper sans cesse et foncer. C’est toujours excitant de boxer devant mes amis et ma famille», a souligné celui qui tentera d’aller le plus loin possible dans la pratique de ce sport.

Détenteur d’une fiche de quatre victoires et aucune défaite, Mathieu Philibert, 16 ans, de Saint-Joseph, montera dans le ring contre Mitch Boudreau, de Bathurst, dans un combat chez les 155 livres.

«C’est un boxeur expérimenté. Il va falloir que je visualise mon combat avant dans ma tête. Dans ce sport, on ne sait pas ce qui peut arriver tant que la dernière cloche n’a pas sonné.

Le fait d’être devant notre public nous donne de l’adrénaline», a commenté celui qui a aussi pris part à quatre combats d’exhibition en carrière.

UN CLUB DE BOXE EN BONNE SANTÉ

EDMUNDSTON – L’entraîneur, Yvon Ringuette, estime qu’une centaine d’athlètes se sont entraînés avec le Club de boxe amateur d’Edmundston depuis sa relance il y a cinq ans.

«Nous avons un bon roulement. La boxe est un sport individuel et très exigeant. Un athlète ne peut pas compter sur ses coéquipiers, il n’y a pas de remplaçants comme au hockey. Dans certains cas, on le voit immédiatement que certains ne feront jamais des boxeurs et nous leur conseillons de se tourner vers autre chose», a-t-il fait remarquer.

La famille Ringuette de Saint-Basile en est à sa quatrième génération de boxeurs au Madawaska. Après Émile, son fils, Yvon, a aussi enfilé les gants. Ses deux jumeaux, Serge et Stéphane, ont fait de même. Maintenant, c’est au tour de Vincent (fils de Stéphane) de porter le flambeau. – GD