«On joue contre des joueurs de la LNH» – Steve Ahern

SAINT-JEAN – «Ils en ont des missiles. On joue contre des joueurs de la Ligue nationale.»

Le directeur-gérant et entraîneur du Drakkar de Baie-Comeau, Steve Ahern, n’est pas découragé. Il est plutôt réaliste et serein face au broyage que subit sa formation contre les Sea Dogs de Saint-Jean.

Samedi, au Harbour Station, le Drakkar a essuyé une autre correction, cette fois au compte de 10 à 2. Le Néo-Brunswickois Zack Phillips (2-3), qui a égalé un record d’équipe pour le plus grand nombre de points dans un match de séries, Stanislav Galiev (2-1), Tomas Jurco (2-0), Charles-Olivier Roussel (1-3) et Charles Coyle (0-4) se sont particulièrement amusés.

Saint-Jean avait remporté le premier duel de cette série quart de finale 4 de 7 par la marque de 9 à 3. Quand Steve Ahern affirme que les siens affrontent des patineurs du circuit Bettman, il n’a pas tout à fait tort.

Dix Sea Dogs appartiennent déjà à une formation de la Ligue nationale. Quatre d’entre eux, soit Jonathan Huberdeau, Nathan Beaulieu, Phillips et Coyle, sont des choix de première ronde.

«Sur chaque occasion, ils ont été en mesure de capitaliser. Samedi, Jurco et Galiev ont réalisé deux à trois feintes en seulement deux à trois coups de patin. Les Sea Dogs ont toute une équipe. C’est une expérience intéressante pour nos joueurs», a exprimé l’entraîneur et directeur-gérant de Baie-Comeau.

Selon lui, les pointages ne reflètent pas l’allure des deux rencontres, surtout la première.

«Dans le premier match, nous avions le momentum. C’était 2 à 2 (jusqu’au milieu du deuxième tiers). Une pénalité de Huberdeau n’a pas été imposée, ils ont marqué sur la séquence et le vent a tourné. Nous sommes devenus déconcentrés.»

Lors de la deuxième partie, M. Ahern a fait savoir que ses protégés étaient nerveux.

«Nous avons commencé avec deux avantages numériques dès le départ. La première fois ne s’est pas bien passée et les gars ont commencé à être nerveux. Il faudra faire des ajustements sur les unités spéciales et profiter de nos chances.»

En effet, Saint-Jean a enfilé l’aiguille cinq fois en sept occasions avec un homme en plus, samedi, alors que le Drakkar a trouvé le fond du filet une seule fois en neuf tentatives en pareille situation.

«Nous ne lâcherons pas. Ils ne la trouveront pas facile chez nous. Nous allons continuer de les frapper et d’appliquer un bon échec avant à cinq contre cinq.»

Pour le défenseur acadien Kevin Gagné, des Sea Dogs, rien n’est encore gagné.

«Il va falloir être plus disciplinés. Ils ont prouvé qu’ils avaient un bon jeu de puissance (Baie-Comeau présente un taux d’efficacité de 32,3 % en supériorité numérique). Nous y allons un match à la fois», a indiqué l’arrière natif d’Edmundston.

Il reste que le club néo-brunswickois est en train de corriger son adversaire du deuxième tour éliminatoire, comme il l’a fait précédemment contre les Screaming Eagles du Cap-Breton.

«Nous avons une équipe avec beaucoup de profondeur. Nos quatre lignes peuvent produire. C’est un gros atout», a fait savoir Kevin Gagné.