Les Aigles Bleues au travail pour marquer des buts

Denis Ross a reçu de nombreux voeux du Nouvel An. De la santé, évidemment. Du bonheur aussi. Probablement de l’argent, ou encore le paradis à la fin de ses jours (le plus tard possible, bien entendu). Et surtout des buts, beaucoup de buts, pour ses Aigles Bleues.

L’entraîneur-chef du Bleu et Or (4-7-3=11pts, 5e) se rendra compte dès vendredi si ces bons mots seront exaucés alors que son équipe visitera les Mounties de l’Université Mount Allison (3-11-0=6pts, 6e) avant de se rendre dimanche à Halifax pour se mesurer aux puissantes Huskies de l’Université Saint Mary’s (10-1-2=22pts, 2e).

Des buts, les Aigles Bleues en ont drôlement besoin depuis le début de la saison au hockey féminin du Sport universitaire de l’Atlantique. Tellement besoin en fait que Ross s’est mis au travail pour corriger cette lacune tout de suite après le dernier match avant la pause des Fêtes. Sans oublier quelques prières, a-t-il avoué…

«Du côté des buts accordés (32 en 14 parties), ça va. Mais pour les buts marqués (26), on a de l’ouvrage», a-t-il admis, se souvenant que son club n’a pas fait scintiller la lumière rouge dans les 10 dernières périodes de jeu.

Les filles ont donc repris l’entraînement en début de semaine avec de nouveaux exercices imaginés par leur entraîneur-chef. Des jeux simulés concoctés spécialement pour marquer des buts, avec beaucoup d’intensité, dans le but de rehausser la confiance de ses filles. Car pour certaines, ça se passe entre les deux oreilles, a-t-il noté, alors que pour d’autres, c’est une question de travail et de technique.

«Pour certaines, il faut leur faire croire qu’elles sont encore capables de marquer. Une léthargie, c’est dans la tête que ça se passe. Depuis lundi, j’ai déjà vu une bonne différence. Pour d’autres, il s’agit de brasser les cartes, de travailler leur positionnement et de mettre les bouchées doubles. Chaque fille possède sa propre solution», est d’avis Ross.

«Nous allons tout faire pour marquer, a ajouté la capitaine Karine Roy, installée au huitième rang des meilleures marqueuses de la ligue (7-4=11pts). La deuxième demie de saison est toujours plus difficile que la première. Les enjeux se précisent et chaque équipe veut assurer sa position pour les séries.»

Ce retour au jeu après le congé des Fêtes ne s’annonce pas facile chez les Aigles Bleues. D’abord, ceux qui pensent que les Mounties seront une proie facile devront revoir leurs prédictions. Même si elles ont accordé 50 buts cette saison – le pire rendement du circuit – et qu’elles ont subi cinq défaites de suite avant le congé de Noël, les filles de l’Université Mount Allison n’en ont donné que deux en deux duels (deux victoires) face au Bleu et Or.

Dimanche, les Huskies, qui ont également gagné leurs deux matchs face aux Aigles, voudront poursuivre leur chasse vers le premier rang détenu par les Tommies de l’Université St. Thomas (12-1-1).

«Après les Fêtes, les équipes se mettent en mode séries et le jeu change. C’est plus rapide et plus intense. Il y a plus d’émotion. Nous devons aussi commencer à jouer selon cette mentalité. Si nous voulons battre ces équipes en séries, il faut d’abord les battre en saison», rappelle Ross, dont le club connaît une mauvaise séquence de quatre revers consécutifs.

Gabrielle Forget devrait être devant le filet des Aigles pour ces deux rencontres sur la route.