Aigles Bleues: trois buts… et deux points!

Bon. Il serait facile de dire que marquer trois buts pour les Aigles Bleues est encore assez loin de la pétarade offensive qu’espère l’entraîneur-chef Denis Ross en 2017. Mais quand l’autre équipe n’en marque que deux, ça veut au moins dire que le Bleu et Or a quitté la patinoire avec deux points en banque. Un résultat qui se prend bien, peu importe contre qui et comment.

Dans un duel qui allait au moins assurer la fin d’une longue séquence de défaites, les Aigles Bleues de l’Université de Moncton (5-7-3) ont gagné au change dans une décision favorable de 3 à 2 en deuxième prolongation face aux Mounties de l’Université Mount Allison (3-11-1), à Sackville.

Les Aigles freinent donc à quatre leur série de revers et prolongent celle des Mounties à six.

Des Mounties qui, est-il nécessaire de le rappeler, sont un peu la bête noire du Bleu et Or, puisqu’elles ont obtenu deux de leurs trois victoires contre la troupe de Denis Ross, chaque fois par le pointage de 2 à 1.

Et cela a failli être le cas encore vendredi. Les Aigles ont d’abord pris les devants 2 à 0 par l’entremise de Karine Roy, en première période, et Katherine Dubuc, pendant une supériorité numérique en deuxième. Le but de Roy a mis fin à une disette de dix périodes dans faire scintiller la lumière rouge.

Mais les Mounties n’avaient pas l’intention de baisser les bras. Kara Anthony, en supériorité numérique en deuxième, et Mackenzie Lalonde, au tout début de la troisième, ont remis les deux formations au coude à coude.

Et en prolongation, il aura fallu un arrêt miraculeux de la jambière de Gabrielle Forget pour éviter le pire aux Aigles.

Finalement, Karine Roy a profité d’un revirement dès le départ de la deuxième prolongation à trois contre trois pour déjouer Keri Martin.

«On a deux points de plus et on a marqué trois buts, a réagi Denis Ross. Ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé. On a encore de l’ouvrage à faire mais au nous avons au moins un bon départ. Nous avons eu de bonnes chances de marquer pendant les trois périodes réglementaires. Dans la prolongation à quatre contre quatre, on a eu de la misère, je l’admets, et les Mounties ont mieux joué que nous. Une victoire ne fait certainement pas une saison, mais ce que nous voulions s’est produit.»

Dans la dernière semaine, le pilote du Bleu et Or a fait travailler ses filles à mieux profiter des occasions de marquer qui allaient se présenter. Vendredi, il a vu que ses enseignements commençaient à rapporter.

«Il faut construire sur les petites choses qu’on tente d’inculquer aux filles. Cette victoire le prouve. Nous avons un plan à suivre d’ici à la fin de la saison et nous devons le suivre à la lettre. Nous avons un bon groupe de filles et elles doivent avoir confiance en elles», soutient Ross.

Comment expliquer cette difficulté face aux Mounties? Ross a sa petite idée là-dessus.

«Nous sommes deux équipes qui évoluent à proximité (Moncton et Sackville). Il y a donc une rivalité, plus d’émotion et parfois, ça complique l’exécution des jeux. Ce n’est pas la même chose que contre l’Université Dalhousie ou encore UPEI. Les Mounties ont encore sur le coeur le fait que nous les avons sorties des séries il y a trois ans», croit-il.

Certes, cette victoire va faire du bien à la confiance des Aigles Bleues mais elles n’auront pas trop le temps de célébrer. Dès dimanche après-midi, elles se mesureront aux puissantes Huskies de l’Université Saint Mary’s, actuellement au deuxième rang dans le circuit de hockey féminin du Sport universitaire de l’Atlantique.

Encore une bonne commande…