Mondial junior: une médaille d’argent «difficile à accepter» pour Philippe Myers

«La médaille d’argent, c’est la plus difficile à accepter.»

Philippe Myers aurait pu ajouter «surtout quand on n’a pas eu la chance de disputer la partie finale».

C’est en habit et cravate que le défenseur acadien a vu la médaille d’or filer entre les doigts de l’équipe canadienne, jeudi soir, dans un revers crève-coeur de 5 à 4 en tirs de barrage face aux États-Unis.

Philippe Myers avait retrouvé le sourire, vendredi, en posant avec sa médaille d’argent obtenue au Championnat mondial de hockey junior la veille. - Gracieuseté
Philippe Myers avait retrouvé le sourire, vendredi, en posant avec sa médaille d’argent obtenue au Championnat mondial de hockey junior la veille. – Gracieuseté

Après une décevante sixième position lors du championnat mondial de hockey junior l’an passé, l’Acadien croyait fermement que l’année 2017 serait la bonne. Mais c’est une autre amère déception qui attendait le joueur de Dieppe.

Myers a pourtant tout fait pour mener le Canada à la victoire ultime avec une performance inspirée tout au long du tournoi. Les experts s’entendent tous pour dire qu’il a été le meilleur arrière de la compétition, en compagnie de son coéquipier Thomas Chabot.

Mais une commotion cérébrale lors du dernier match de la ronde préliminaire (justement contre les Américains) a coupé court à son rêve.

«C’est le médecin qui a décidé de ne pas me laisser jouer. Ma santé passe en premier. Je ne sais pas quand je vais revenir au jeu. Pour le moment, je prends ça relax. Je ne reviendrai pas tant que je ne serai pas complètement prêt», commente-t-il lorsque joint par le journal vendredi.

Il avoue qu’il ressemblait pas mal à un lion en cage durant le match pour la médaille d’or.

«C’était un match incroyable. Je pense que les gars ont tout donné. En tirs de barrage, ça aurait pu aller d’un bord ou de l’autre. C’est sûr que j’aurais aimé jouer ce match. J’ai regardé le match et je ne savais pas quoi faire. Comme je ne pouvais rien faire pour les aider, j’ai juste essayé de rester positif.»

On dit que l’histoire se répète et ce fut malheureusement vrai pour Philippe Myers.

Le joueur de Dieppe avait dû rater la moitié du match pour l’obtention de la Coupe Memorial en 2016 – les Huskies de Rouyn-Noranda avaient perdu en prolongation contre les Knights de London – en raison d’une blessure et ce fut encore la même histoire jeudi soir.

«Je voulais vraiment l’or. C’est un peu comme l’an passé à la Coupe Memorial. C’est pas mal le même scénario. J’aurais aussi aimé jouer cette partie-là», souligne-t-il d’une voix à peine audible.

Malgré tout, le défenseur des Huskies sort de cette expérience grandi.

«Je n’ai aucun regret. Je suis content de tout ce que j’ai fait. Je suis content avec les parties que j’ai pu jouer. Je sors de là avec la tête haute.»

Myers a effectivement montré qu’il est l’un des meilleurs arrières au monde dans son groupe d’âge durant le tournoi.

«C’est sûr que c’est vraiment encourageant d’entendre ça. Ça me donne beaucoup de fierté comme joueur de hockey. C’est agréable de voir que tout le travail que j’ai mis là-dedans a été payant pour moi», mentionne-t-il.

Myers tourne maintenant son attention sur les Huskies.

«Je vais apporter la confiance que j’ai acquise ici à Rouyn-Noranda. Je pense que nous sommes allés chercher une belle profondeur avec les transactions. On a une très bonne équipe encore cette saison et on va tout faire pour gagner encore la coupe du Président et aller à la coupe Memorial.»