Arts martiaux mixtes: Bruno Lurette s’en promet contre Alderic Keith

Bruno Lurette, qui soufflera jeudi ses 42 bougies, a non seulement pour ambition de battre Alderic Keith, ce samedi au Casino Nouveau-Brunswick de Moncton, mais le combattant d’arts martiaux mixtes entend également faire honneur à son surnom The Lumberjack en coupant littéralement son opposant en poteaux. Rien que ça.

Lurette (2v, 2d) et Alderic The Coroner Keith (8v, 3d) seront les principaux acteurs de la soirée Fight Night concoctée par le promoteur Mike Williams des productions Elite 1. Et pour cette représentation en cinq actes de cinq minutes, l’enjeu sera le titre vacant des poids moyens d’Elite 1.

Ce combat coïncide aussi avec le fait qu’il s’agira du tout dernier match présenté dans la petite cage du Casino. Une nouvelle cage de meilleure dimension sera bientôt disponible.

«Je m’en vais à Moncton avec l’idée de ramener la ceinture à Kedgwick», affirme Lurette sur un ton convaincant.

«Je sais que je peux le battre. Adam Hunter l’a assommé dès la première ronde de leur match en 2015. Moi, j’ai seulement perdu au troisième engagement contre Hunter en avril. Et si ça n’avait pas été de l’arbitre qui était trop pressé d’en finir, ce match aurait pu continuer encore un bout», révèle Lurette, qui pourra compter sur Pierre Ouellette, Steven Johnson, Phil Baraly et Michel Hogue dans son coin.

«Keith, ça fait longtemps que je le vois aller. C’est un gars exubérant dans la cage. Il est le genre à se garrocher partout. Bien sûr, il reste un bon combattant et je dois respecter un homme qui a déjà été champion. Mais ce samedi, il pourra tenter ce qu’il veut debout ou au tapis, je vais le dominer dans tous les aspects. Il va comprendre pourquoi on me surnomme le Lumberjack. Je vais le couper en studs (poteaux)», prévient-il avec humour.

«Ce combat n’ira jamais à la limite des cinq rondes. Je vais le briser avant. Que ce soit physiquement ou mentalement, il y a quelque chose en lui qui va lâcher avant la fin», confie-t-il.

Bruno Lurette ajoute n’avoir jamais perdu de vue son objectif ultime et qu’il a trop longtemps laissé ses rêves de côté. Désormais, il tient à aller au bout de ses ambitions.

«Je suis dans ce sport parce que je veux devenir champion du monde. J’y crois encore même si je vais avoir 42 ans jeudi. Je m’en fous que les gens ne croient pas en moi ou qu’ils rient de moi. Vraiment, je m’en fous. Moi, je sais ce que je peux faire», signale-t-il.

«Une fois dans la cage, il n’y a que toi et ton adversaire» – Alderic Keith

Alderic Keith - Gracieuseté
Alderic Keith – Gracieuseté

Peu importe le sport de combat, les intervenants y sont la plupart du temps nettement plus colorés que dans les autres disciplines sportives. Par exemple, Bruno Lurette se distingue grâce à son humour singulier. Son adversaire de samedi, Alderic Keith, est peut-être moins drôle, mais il n’en est pas moins intéressant.

Ainsi, après s’être fait demander si combattre dans sa ville et le fait qu’il avait 13 ans de moins que Lurette représentaient des avantages, Keith a répondu dans la négative. Une très longue réponse qu’il semblait avoir mûri pendant des semaines.

«Je ne vois vraiment pas pourquoi le lieu du combat ou encore notre différence d’âge me donnent un quelconque avantage», indique l’athlète âgé de 29 ans.

«Ne vous méprenez pas, j’aime me battre à Moncton devant ma foule. C’est plaisant de les entendre t’acclamer. Mais une fois dans la cage, il n’y a que toi et ton adversaire. Alors, comme je te l’ai dit, je ne vois pas en quoi ça m’avantage», mentionne-t-il.

«Pour ce qui est de notre différence d’âge, je crois que tout dépend de la personne. Bruno s’est entraîné toute sa vie et tu n’as qu’à le regarder pour voir qu’il a toujours pris soin de son corps. Donc, encore là je ne vois pas l’âge comme un facteur dans le combat», dit-il.

«Par contre, je crois sincèrement que ma taille m’avantage», assure-t-il.

Une drôle de réponse puisqu’à 6 pieds 2 pouces, Lurette ne concède qu’un petit pouce à Keith. Le Monctonien se reprend toutefois rapidement.

«Le véritable avantage que j’ai sur Bruno, c’est que je suis le meilleur combattant», ajoute-t-il.

Bien que l’issue du combat ne fait aucun doute dans la tête d’Alderic Keith, qu’on surnomme The Coroner, il est d’avis que les amateurs présents auront néanmoins droit à beaucoup d’action.

«Ça va être un combat excitant. Cela dit, tout ce que j’ai à faire est de me présenter dans la cage, de respecter mon plan de match et de combattre comme j’en suis capable. Je sais que si je fais ça, la ceinture s’en vient à la maison avec moi», mentionne-t-il.

«C’est d’ailleurs pourquoi je ne vois pas ce combat aller à la limite. Je n’ai pas l’intention de précipiter quoi que ce soit, mais je vais certainement chercher à le finir avant la fin. Sur mes 11 combats professionnels, je n’ai été à la décision que trois fois et ce n’est pas dans mes plans pour que ce match contre Lurette soit le quatrième», révèle Alderic Keith.

Un total de 10 combats au programme

Outre le match de championnat des poids moyens entre Bruno Lurette et Alderic Keith, neuf autres combats seront présentés samedi au Casino Nouveau-Brunswick de Moncton.

En demi-finale, dans un autre duel entre poids moyens, Christien Savoie (3v, 0d), de Saint-Jean, en viendra aux prises avec l’Ontarien James The Falcon Kouame (3v, 7d).

À ne pas rater aussi le combat de poids légers entre Shawn Wallace (6v, 1d), de Pointe-du-Chêne, et Jeremy Henry (5v, 5d), de Halifax.

Parmi les autres matchs à surveiller, le lourd léger Paul Melanson, de Moncton, effectuera ses débuts professionnels devant le vétéran Jeff Viking Lundberg (1v, 9d), de Saint-Jean.

En lever de rideau, les poids mi-moyens Marc Hébert, de Dieppe, et Jacob Palmer, de Halifax, en seront eux aussi à leurs premiers pas chez les professionnels.

Le premier combat est prévu pour 19h30.