Encore «180 grosses minutes» de hockey pour le Titan

Mario Pouliot ne déteste pas prendre la route pour les trois derniers matchs du calendrier régulier de la saison du Titan d’Acadie-Bathurst. En réalité, ces «180 grosses minutes» de hockey lui donnent l’occasion rêvée de terminer la préparation de son équipe pour le début des séries éliminatoires.

Mais avant de penser au vendredi 24 mars et à l’adversaire prévu en première ronde, il faudra se concentrer sur l’immédiat, avertit-il. Et cet immédiat, c’est une visite à Sydney pour y affronter les Screaming Eagles du Cap-Breton, mercredi soir, avant de se rendre à Moncton pour se mesurer aux Wildcats vendredi et de traverser le pont de la Confédération afin de se frotter aux Islanders de Charlottetown, samedi.

D’abord, les Aigles criards. Cette rencontre revêt une importance non négligeable: une victoire du Titan et le Cap-Breton (8e, 36-25-4) peut dire adieu au sixième rang que détient justement Acadie-Bathurst (37-22-6) au classement général. Une défaite par contre et vous devinez le reste.

«Nous voulons continuer à jouer comme nous jouons actuellement, a admis l’entraîneur-chef du Titan. Nous cherchons à devenir encore meilleurs et à finaliser les dernières options avant de commencer les séries. Et on commence ce voyage avec un match important. Une victoire et le Cap-Breton ne peut plus nous dépasser en sixième place. On peut faire une pierre deux coups puisque nous n’aurions alors besoin que d’un seul point pour assurer notre rang.»

Pouliot s’attend à énormément d’intensité de la part des Screaming Eagles, même si ces derniers n’ont gagné que deux des sept duels face au Titan cette saison.

«Ils vont mettre de la pression sur notre défensive. Il nous faudra être très bon en sortie de zone. Cap-Breton excelle à travailler en unités de cinq joueurs», a noté le pilote.

Avec l’absence de Dawson Theede – suspendu pour un match à la suite d’une pénalité majeure dimanche dans la défaite contre Charlottetown -, il faut s’attendre à ce que Pouliot tente quelques expériences avec ses trios. Des expériences, concède-t-il, qui pourraient se poursuivre à Moncton et face aux Islanders.

«J’aime avoir en mains des plans B, C et D dans l’utilisation des trios. J’aimerais également qu’on solidifie nos situations dans les mises en jeu offensives. On peut être plus efficace. Aussi, nous allons travailler nos unités spéciales.»

Après Moncton, le Titan se mesurera aux Islanders dans leur fief avec l’espoir d’effacer un gênant zéro à la colonne des victoires (0-6-1) contre eux cette saison.

«J’ai bien aimé nos deux premières périodes dimanche contre les Islanders,a indiqué Pouliot. Nous avons été solides et les joueurs étaient très engagés défensivement, avec un sentiment d’urgence. Nous avons pu créer de bonnes chances d’attaques en surnombre.»

Un périple qui ne servira donc pas seulement à accumuler des Air Miles, si l’on comprend bien l’entraîneur.

«Il n’y a rien eu de facile dans notre division et ce voyage va nous aider à donner le meilleur de nous-mêmes. Ça va nous forcer à demeurer concentrés et alertes. C’est la meilleure façon de se préparer pour les séries et d’améliorer notre jeu. On se prépare pour 180 grosses minutes de hockey», a insisté Pouliot, qui n’avait pas encore décidé qui protègera la cage du Titan au Cap-Breton.

Oui, des «grosses minutes»… Car il n’y aura que ça pendant les séries.