Le nouvel univers sportif de Stéphanie Doiron et Sara Miller

Qu’ont en commun le saut à la perche, le yoga, le poteau aérobique, l’escalade, le saut en hauteur et les cerceaux? La réponse: Stéphanie Doiron et Sara Miller.

Les deux anciennes des Aigles Bleues ne sont pas exactement du genre à rester longtemps en place.

Les deux athlètes ont toujours poursuivi mille et un projets en même temps.

Quand leur carrière en athlétisme a pris fin, les deux amies étaient à la recherche de nouvelles passions.

Elles n’ont pas eu à chercher trop longtemps.

«Après l’athlétisme, une chose que je voulais vraiment essayer, c’était le yoga. J’en ai fait beaucoup depuis ce temps-là et j’adore ça», explique Stéphanie Doiron.

Celle qui détient toujours deux records provinciaux au saut en hauteur découvre un tout nouveau monde.

«Je me sens toujours comme une nouvelle personne! C’est tellement relaxant que ça te fait vivre pleinement le moment. C’est parfait pour prendre du temps avec soi-même et ne pas penser à toutes les choses qu’on a à faire», explique l’athlète âgée de 24 ans.

Sa dernière trouvaille, c’est l’escalade intérieure.

«Le gymnase Fit Rock (à Moncton) est ouvert depuis seulement une semaine et j’y suis déjà allée trois ou quatre fois. En fait, j’ai déjà ma carte d’abonnement. Je trouve que ça combine vraiment bien l’athlétisme et le yoga. Chaque fois que tu grimpes, c’est comme un gros casse-tête. Ça demande de l’endurance, de la force et de la créativité.»

Il y a aussi le cerceau aérien qui est entré doucement dans sa vie.

«C’est comme la danse, on dirait que tu te perds dans les mouvements», précise-t-elle.

«C’est comme un art avec le corps. C’est toi qui crée le mouvement», indique Sara Miller, qui se joint à la conversation.

L’ancienne spécialiste du saut en longueur et du triple saut a aussi l’impression de découvrir un nouvel univers.

«Il y avait plein de choses que je plaçais de côté parce que je mettais tout mon temps sur l’athlétisme. J’ai aussi toujours aimé les arts et j’ai dansé pendant plusieurs années. Mais je voulais le côté athlétique», raconte l’athlète âgée de 29 ans.

«J’ai commencé avec les cerceaux et j’ai commencé à faire du poteau aérobique et de l’équilibre sur les mains.»

L’ancienne des Aigles Bleues est aussi une adepte du yoga depuis de nombreuses années.

En fait, elle deviendra officiellement enseignante de cette discipline en juillet.

L’athlète de Grande-Digue a aussi l’intention de continuer à guider les jeunes du Bleu et Or.

«L’an passé, après une blessure, je n’avais plus le coeur pour l’athlétisme et je voulais vraiment devenir entraîneure. Je savais que j’étais prête pour aider les jeunes à apprendre ce que j’ai appris et les aider à avoir un corps plus en santé, plus équilibré», souligne-t-elle.

«Je sais comment c’est difficile de vouloir rester dans un sport que tu aimes, mais que ton corps ne te le permet pas. C’était ma première année comme coach (à l’Université de Moncton) et j’ai vraiment aimé ça. C’est une des choses les plus gratifiantes que je fais dans une journée.»

Les deux athlètes ne joindront peut-être jamais les rangs du Cirque du Soleil, mais ce n’est pas le but de l’exercice.

Tout ce que les deux amies veulent faire, c’est de s’éclater ensemble dans des sports qu’elles apprennent à découvrir et à maîtriser.

Après tout, c’est l’essence même du sport, non?