EXCLUSIF – Acadie-Chaleur: 23 matchs de suspension pour les Rameurs et les Alpines

La Ligue de hockey senior a voulu passer un message très clair: elle ne tolérera pas les gestes jugés disgracieux et dangereux qui se sont passés dimanche dans le premier match de la série demi-finale entre les Rameurs de baie des Chaleurs et les Alpines, à Tracadie. Résultat? Un total de 23 matchs de suspension.

Les Rameurs, qui ont perdu cette rencontre 5 à 1, écopent de 20 rencontres de pénalité de la part du comité de discipline, qui a justifié sa décision en consultant la feuille de match, le rapport des arbitres et des vidéos des séquences fautives.

Patrick Guitard devra passer les six prochains matchs dans les gradins, soit un pour s’en être pris à un joueur non consentant pour se battre et cinq pour avoir blessé Lucien-Carl Sonier, des Alpines, qui a passé la nuit de dimanche à lundi à l’hôpital, souffrant d’une commotion cérébrale.

Sébastien Arsenault a également reçu six parties, doit deux pour avoir dardé, deux pour un deuxième combat dans le même arrêt de jeu et deux à titre de récidiviste.

Kyle Rose a subi les foudres pour une durée de cinq matchs. Le comité de discipline lui en a imposé deux pour coup à la tête, deux à titre de récidiviste et un, octroyé par le président du circuit à titre discrétionnaire, pour avoir nargué à plusieurs reprises le banc des Alpines.

Marc Comeau a également subi les foudres du président René Savoie pour un match après qu’il ait déposé son gant au centre de la patinoire et ait invité les joueurs adverses à se battre.

Enfin pour les Rameurs, l’entraîneur Dave Aubé a été puni pour deux rencontres, soit un pour avoir été incapable de garder ses joueurs sur le banc pendant une échauffourée et l’autre parce qu’il est un récidiviste aux yeux de la ligue.

Chez les Alpines, Ulysse Brideau devra manquer deux matchs pour avoir participé à un deuxième combat dans le même arrêt de jeu, alors que l’entraîneur Jolain Doiron sera absent du duel de samedi pour avoir été incapable de garder ses joueurs sur le banc pendant une échauffourée.

«Et c’aurait pu être pire, a commenté René Savoie, qui était présent à cette partie en compagnie du vice-président Hervé Richard. Ç’a été très difficile de tout voir ce qui s’est passé et il s’en est passé beaucoup. Cette partie a été difficile à gérer. Notre comité de discipline a étudié les faits dont il avait à sa disposition pendant plus de 48 heures et il a fait un travail hors pair et professionnel dans les circonstances en se fiant sur nos règlements. Je suis très satisfait de leur travail.»

Il a ajouté que ces événements sont exactement le parfait exemple de ce que l’on ne veut pas voir dans le circuit Acadie-Chaleur. Il espère également que le message va passer et qu’il n’y aura pas d’autres écarts de conduite pendant les séries éliminatoires. Car, promet-il, la sentence sera tout aussi sévère si ces ennuis surviennent de nouveau.

«Ce qui s’est passé à Tracadie dimanche est très dommage et c’est la dernière chose que nous voulons dans notre ligue. Là-dessus, notre mandat est très clair et c’est un mandat qui vient des présidents de toutes les équipes, je tiens à le rappeler. Nous montrons aussi que les règles ne changeront pas en séries éliminatoires. Les gestes disgracieux et dangereux n’ont pas leur place», poursuit René Savoie.

Le président admet que les joueurs fautifs auront le droit de contester leurs punitions et le comité de discipline s’engage à étudier attentivement toute nouvelle information sur ces incidents. Mais il avertit également que ça pourrait également ajouter aux sentences déjà annoncées. D’ailleurs, il se questionne sérieusement sur les intentions réelles des joueurs des Rameurs dans ce brouhaha puisque ils se seraient attaqués aux meilleurs éléments des Alpines.

«Nous avons des règles de jeu et nous avons été constants toute la saison. Je souhaite que ça se calme. On peut avoir du bon hockey intense, sans de tels gestes disgracieux. Sinon, je vous garantis que nous allons traiter les cas et que si ça prend de nouvelles suspensions pour faire passer le message une fois pour toutes, nous n’hésiterons pas.»