Titan: un beau cadeau pour Mario Pouliot

Quand on mène une équipe à une première saison gagnante en six ans, on doit certainement faire quelque chose de bien. C’est ce que le directeur général du Titan d’Acadie-Bathurst, Sylvain Couturier, a compris en accordant une extension de contrat de deux saisons à son entraîneur-chef, Mario Pouliot. Comme cadeau à la veille des séries éliminatoires, difficile de demander mieux.

Le Titan en a fait l’annonce lundi après-midi.

Après des séjours en tant qu’entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau et à titre d’entraîneur adjoint chez les Huskies de Rouyn-Noranda, Pouliot est arrivé à Bathurst à l’aube de la saison 2014-2015 après avoir signé un contrat de trois ans, avec deux années d’option.

Auparavant, il avait notamment passé 12 campagnes derrière le banc des Gaulois du Collège Antoine-Girouard de Saint-Hyacinthe, de 1997 à 2009, menant la formation à un championnat du circuit midget AAA québécois (2003) et à deux participations en finale. Il a fait son entrée au Temple de la renommée de la ligue en 2011.

Pouliot a obtenu un club en profonde reconstruction à son arrivée chez le Titan. Après des campagnes de 16 et de 24 victoires, il a dirigé le club à la sixième position au classement général avec 39 victoires cet hiver.

«Ça faisait un bout que Sylvain m’en avait parlé, mais ça ne m’empêchait pas de dormir. Quand je me suis amené ici il y a trois ans, nous avions un plan clair et je voulais le poursuivre. J’aime Bathurst, j’aime la région et j’aime les partisans», a relaté l’entraîneur lorsque joint par le journal.

Pouliot a tenu à remercier de nombreuses personnes, à commencer par les propriétaires et le DG, en passant par toute l’équipe de direction du Titan, ses adjoints et le personnel pour cette belle marque de confiance. Il a également eu de très bons mots pour tous les joueurs qu’il a eu la chance de diriger en trois ans, particulièrement ceux de cette année avec qui il entend faire un bon bout de chemin pendant les séries éliminatoires.

«Cela n’a pas toujours été facile, même au début de cette saison. Aujourd’hui, je récolte mais je le dois à toutes ces personnes qui n’ont pas compté les heures, qui ont mis l’épaule à la roue et qui ont mis en application notre plan. Sans eux, je ne serais pas là.»

La qualité des performances sur la patinoire, l’éthique de travail et la constance dans le jeu a fait en sorte que le Titan a été l’une des meilleures formations du circuit à compter de décembre, a tenu à rappeler le DG Sylvain Couturier.

«Mario est et a toujours été l’homme de la situation, a-t-il expliqué. Et honnêtement, je ne me voyais pas continuer sans lui. Il a été notre chef d’orchestre et tout le crédit lui revient.»

Couturier apprécie plusieurs qualités chez l’homme âgé de 53 ans, mais il a surtout remarqué son sens de l’honnêteté dans le travail.

«C’est un entraîneur qui demande beaucoup à ses joueurs et les joueurs ont très bien répondu. C’est pourquoi je suis persuadé que nous prenons la bonne décision en ajoutant ces deux saisons à son contrat», affirme le DG.

Par ailleurs, le club a organisé sa soirée reconnaissance dimanche, à Beresford. Le vétéran Christophe Boivin est reparti chez lui les bras pleins d’honneurs, soit le joueur-étudiant par excellence, le joueur offensif par excellence, la coupe des étoiles et, surtout, le trophée du joueur le plus utile à l’équipe cette saison. Boivin a mené le club pour les buts (43), les passes (47) et les points (90), ce qui lui a permis de terminer au sixième rang des meilleurs pointeurs du circuit Courteau.

Les autres récompenses sont allées à Antoine Morand (personnalité humanitaire et joueur de l’année selon les partisans de la Fondation du Titan), au capitaine Jeffrey Viel (le joueur le plus courageux), à Dawson Theede (le joueur le plus sous-estimé), à Vladimir Kuznetsov (le joueur le plus amélioré) et à Noah Dobson (recrue de l’année et joueur défensif par excellence).