Le Titan fait tomber l’Armada pour une troisième fois

En cette Semaine sainte, le Titan d’Acadie-Bathurst a décidé d’offrir un douloureux chemin de croix à l’Armada de Blainville-Boisbriand dans la région Chaleur. Le calvaire des hommes de l’entraîneur-chef Joel Bouchard pourrait fort bien se terminer avec la crucifixion, vendredi.

Devant un peu moins de 2300 amateurs – comme quoi le Titan, même en séries, a encore des croûtes à manger pour rivaliser contre le Canadien de Montréal en éliminatoires à la télévision -, le Titan a lapidé l’Armada 7 à 2, pour prendre les devants 3-1 dans ce quart de finale.

Blainville-Boisbriand aura besoin de bien plus qu’une résurrection dans 48 heures pour garder l’espoir de célébrer Pâques avec un match de hockey à domicile, dimanche. Car si le Titan a été juste correct mardi, il a montré un bien meilleur jour en dominant, en grande partie, la rencontre.

«Mardi, on a eu un match difficile et on a gagné 4 à 1. Nous avons eu une rencontre avec les joueurs mercredi matin et ils ont été capables de voir les vraies choses. Mardi, on a eu un 7 sur 10. On savait qu’on avait des choses à améliorer, spécialement dans la gestion de la rondelle. Ce soir (mercredi), nous avons été plus efficaces en échec-avant et en sortie de zone. On se donne un 10 sur 10 et je lève mon chapeau devant tous mes joueurs», a commenté Mario Pouliot en louangeant le travail du trio de Samuel L’Italien face à celui de Pierre-Luc Dubois et du trio d’Antoine Morand, Christophe Boivin et Vladimir Kuznetsov (neuf points).

«On est là où on voulait être, a ajouté Boivin. Nous avons joué en équipe et chacun a bien joué son rôle. Nous avons une profondeur incroyable à toutes les positions. Vendredi, c’est dans notre esprit de vouloir terminer la série chez nous.»

Le capitaine Jeffrey Viel a reconnu que le Titan avait été plus ou moins bon mardi.

«Mardi, on a trouvé un moyen de gagner même si nous n’avons pas joué notre meilleur match. Ce soir, on a joué un très bon match avec 60 minutes solides en défensive. On a hâte à vendredi car on veut finir ça chez nous», a-t-il déclaré.

La première période a ressemblé à s’y méprendre à de la prolongation, le stress en moins. Aucune des deux formations a risqué le jeu, de peur de commettre l’erreur qui allait donner les devants à l’autre équipe. La preuve, chacun des deux clubs n’a obtenu qu’un lancer de la zone payante.

Le deuxième vingt a donné un bel exemple que le hockey peut être un sport de millimètres. Après un laser de Christophe Boivin (4e avec trois passes) qui a donné les devants aux locaux, l’Armada a frappé la barre horizontale et a vu la rondelle s’arrêter tout juste avant de traverser la ligne rouge sur une échappée d’Alex Barré-Boulet en désavantage numérique.

Ce jeu s’est avéré important car le Titan a doublé son avance lorsque le tir d’Adam Holwell (3e) a dévié sur un joueur de l’Armada avant de déjouer Francis Leclerc.

Quand Dawson Theede (3e) a fait mouche en avantage numérique, on sentait que les carottes étaient cuites pour les visiteurs, limités à quatre maigres tirs dans cet engagement.

Ce but refusé, suivi du but d’Holwell, a démoralisé les joueurs de l’Armada, a admis Joel Bouchard.

«Leur deuxième but a frappé Tobie Paquette-Bisson et on venait tout juste de s’en faire refuser un. Cela a démoralisé les gars qui ont vécu beaucoup d’émotions en 24 heures. En troisième, j’ai aimé notre réaction. On n’a pas abandonné. Je n’ai jamais vécu un retour de 1-3 en séries. On veut juste retourner chez nous où nous sommes difficiles à vaincre.»

Même si Pierre-Luc Dubois (3e), jusque-là invisible, a déjoué Reilly Pickard en tout début de troisième, le Titan ne s’est assis sur son avance avec des réussites d’Antoine Morand (2e avec trois passes) et Rodrigo Abols (5e), chaque fois sur des tirs déviés. Connor Bramwell (4e) a redonné un peu d’espoir à l’Armada, mais trop peu trop tard.

Jeffrey Viel (9e) et Vladimir Kuznetsov (8e) ont touché la cible en avantage numérique pour fermer les livres sur une très bonne soirée des rouges. Et une très mauvaise des gris et blanc.