Coupe Allan: 15 000 spectateurs et de belles retombées pour Bouctouche [vidéo]

Une semaine qui s’est déroulée comme sur des roulettes, deux équipes acadiennes performantes, près de 15 000 spectateurs, des retombées économiques de plusieurs centaines de milliers de dollars pour la région de Bouctouche et des sourires sur tous les visages des visiteurs. Pas étonnant, donc, que les organisateurs tracent un bilan positif de la présentation du tournoi de la coupe Allan.

Les coprésidents Luc Cormier et Mélanie McGrath avaient les traits tirés samedi, mais un sourire éclairait leur visage.

«La réponse des bénévoles ne nous a pas surpris, mais ça nous a impressionnés de voir autant de gens vouloir donner autant de temps que ça», mentionne l’ancien joueur des Aigles Bleus de l’Université de Moncton.

«Il y en a qui ont pris des vacances de leur travail pour venir faire du bénévolat toute la semaine», ajoute-t-il.

Sa collègue voulait aussi parler de l’accueil légendaire des gens de son coin de pays.

«Oui, il y a la quantité de bénévoles qu’on a eu, mais pour moi, c’est la qualité du travail qu’ils nous ont donné qui est incroyable», explique-t-elle.

«Tout le monde en a fait plus qu’ils ne devaient en faire. Ils arrivaient plus tôt, ils décidaient de nettoyer, ils restaient plus tard et ils s’assuraient que tout le monde était content.»

Luc Cormier n’en revenait pas non plus du boulot accompli par la centaine de bénévoles qui ont répondu à l’appel des organisateurs.

«J’étais à mon bureau un matin et j’ai vu des gens dehors en train de ramasser des mégots de cigarette et des déchets. Personne ne leur avait demandé ça. Ils sont arrivés, ils ont vu ça et ils se sont dit que ça ne regardait pas bien pour Bouctouche. C’était spécial de voir ça», raconte celui qui a aussi porté les couleurs des JC’s de Bouctouche.

«Je pense que ça va amener aux gens du coin la confiance d’organiser d’autres événements importants dans le futur, que ce soit les Jeux de l’Acadie, que ce soit  un autre tournoi de hockey ou de n’importe quoi», poursuit Mélanie McGrath.

Au plan financier, l’événement sera aussi un succès, et ce, même si le gouvernement fédéral n’a pas versé un sou dans l’aventure.

S’ils n’avaient pas encore reçu les chiffres officiels samedi, les organisateurs estiment que le budget d’environ 330 000$ sera bouclé.

Le gouvernement provincial a injecté 80 000$, la ville de Bouctouche 20 000$, les commanditaires 50 000$ et le reste a été généré par la vente des billets.

«Plusieurs personnes étaient inquiètes et se demandaient au début si on allait réussir à boucler notre budget. On va faire sans doute faire un petit profit», mentionne Mélanie McGrath.

Son collègue se dit aussi satisfait des résultats.

«La prévente avait été bonne, mais on se demandait si les gens allaient venir, si le hockey allait être bon, si Lamèque et Bouctouche allaient pouvoir compétitionner. Je pense que ce fut d’ailleurs une des clés du succès pour nous. Dès la première journée, les gens ont vu que nos équipes étaient dans le coup et que le niveau de jeu était incroyable. Le mot s’est passé rapidement.»

Celui qui est directeur des loisirs et des immeubles à la Ville de Bouctouche dans la vie de tous les jours affirme qu’il n’y a eu aucun pépin majeur.

«Il n’y a rien eu de gros. On a eu surtout des petits feux à éteindre ici et là. Une pièce d’équipement qui ne fonctionnait pas, des inquiétudes au niveau de la glace, un joueur illégal, toutes des choses qu’on se faisait tirer à droite et à gauche pour régler.»

Cormier avait pourtant des réserves avant d’accepter la coprésidence du tournoi.

«J’avais beaucoup d’inquiétudes, même si j’avais une idée dans quoi je m’embarquais. Mais on a formé une belle équipe pour faire quelque chose de bien, je pense.»

Pour Mélanie McGrath, c’est toute la communauté de Bouctouche qui doit recevoir des fleurs.

«C’est différent de faire un événement comme ça à Bouctouche, par rapport à Moncton. Si on avait organisé la coupe Allan à Moncton cette semaine, les résultats n’auraient pas été les mêmes. Il y a pas mal de choses qui se passent en ville, alors qu’à Bouctouche, ça n’arrive pas souvent qu’on a la chance d’accueillir un tournoi national. Tout le monde a littéralement arrêté de faire ce qu’ils faisaient et ils sont venus y participer.»

Luc Cormier va garder de nombreux souvenirs de son expérience.

«Je suis fier de l’équipe, des bénévoles et de toute la communauté. On a entendu plein de bonnes choses des visiteurs pendant toute la semaine. Les gens nous disaient que c’était un des plus beaux tournois qu’ils avaient vus. Moi, j’ai la fierté de dire: c’est nous qui avons bâti ça. Voici ce qu’on peut faire ensemble.»