Un premier marathon de Boston pour Réjean Chiasson

Même si la chose peut paraître invraisemblable, Réjean Chiasson n’a jamais participé au prestigieux marathon de Boston. Tout ça va changer lundi, alors que l’un des meilleurs coureurs de longue distance de l’histoire de l’Acadie sera au départ de la course la plus médiatisée de la planète.

Ce sera d’ailleurs le grand retour de l’athlète de Tracadie, qui en sera à un premier marathon depuis 2012 (à Ottawa).

«Je m’étais retiré du sport pendant un bout de temps en raison de mes problèmes de santé (un problème au niveau de la colonne vertébrale qui affectait son système nerveux). J’avais aussi lancé ma compagnie de coaching, ce qui fait que j’étais pas mal occupé», raconte l’athlète âgé de 33 ans.

«Comme je suis maintenant bien installé de ce côté-là et que je suis dans une bonne routine, ça me donne plus de temps pour m’entraîner», ajoute-t-il.

Mais comment expliquer que le marathon de Boston n’a jamais fait partie de son tableau de chasse?

«Dans le temps que je m’entraînais plus sérieusement, j’essayais plus d’atteindre des temps pour me qualifier pour différents événements. Je choisissais donc des parcours rapides et plats», souligne celui qui réside à Toronto.

«Même si j’avais battu le record canadien à Boston, ça n’aurait même pas compté parce que ce n’est pas un parcours certifié. On ne peut donc pas s’en servir pour se qualifier à des événements comme les Jeux olympiques, par exemple.»

Sauf que l’attrait de ce parcours unique a toujours été présent.

Et il n’a ménagé aucun effort pour s’y préparer, avec des semaines de plus 200 kilomètres.

«C’est une course que je savais que j’allais éventuellement faire. Ça n’a juste jamais vraiment adonné. Cette année, j’ai plusieurs athlètes qui sont ici (il est entraîneur à Toronto) et je voulais faire partie de l’événement moi aussi», poursuit-il.

«Je m’ennuyais aussi de l’entraînement. Tout se passe bien depuis un bout de temps et je commence à être en bonne forme. Je voyais que c’était une bonne année pour faire le marathon.»

Et pour ce grand retour, Réjean Chiasson ne vise rien de moins qu’une place parmi les 30 meilleurs.

«En terme de temps, j’aimerais courir en dessous de 2h22m. Je serais content avec ça. Ma période d’entraînement pour cette course a été assez courte», fait-il remarquer.

«Mon vrai but, c’est  juste d’avoir une bonne course et d’avoir du fun. Après ça, je veux continuer à m’entraîner pour l’automne et faire le marathon de Toronto (en octobre). J’aimerais aussi me mettre en forme comme je l’étais il y a cinq ou six ans.»

Celui qui a plus d’une douzaine de marathons derrière la cravate reconnaît que la compétition lui manquait.

«Je vais courir pour le plaisir de courir, mais j’ai quand même un but. Je veux bien faire. C’est un peu des deux. Mais je ne veux pas trop me mettre de pression puisque c’est mon premier marathon depuis tellement longtemps.»

Quant à l’avenir, l’Acadien n’a pas de plan précis.

«Je ne sais pas si on peut parler d’un grand retour, mais on va voir ce qui arrivera. Je vais certainement continuer à m’entraîner parce que je veux améliorer mes temps. Comme nous attendons notre premier enfant, on va voir comment on va être occupés. Je lance en plus mon gymnase à Toronto. Je ne sais donc pas exactement où je vais aller avec la course.»

Plusieurs autres athlètes de notre coin de pays seront évidemment au départ lundi à Boston.

Dans le groupe, il faudra surtout avoir à l’oeil Colin McQuade et Daniel LeBlanc.

Le premier a été le meilleur Néo-Brunswickois en 2016 à Boston, avec un temps de 2h48m dans la chaleur.

Il a de plus réussi des meilleurs résultats personnels au marathon chaque année depuis ses débuts en 2013.

LeBlanc a égalé ce chrono de 2h48 l’an dernier à Fredericton.

Les deux pourraient descendre sous la barre des 2h40m lundi.