Un record provincial pour Shelley Doucet au marathon de Boston

Le 121e marathon de Boston a peut-être été l’affaire des Kenyans, mais il a aussi permis de reléguer aux oubliettes un record du Nouveau-Brunswick.

Shelley Doucet, de Quispamsis, a franchi la ligne d’arrivée de ce prestigieux 42,185 km, lundi, en un temps de 2h46m29s, retranchant du coup 57 secondes à la marque qui appartenait à Paula Keating, de Miramichi, réalisée justement à Boston, le 18 avril 2011.

«Merci d’avoir cru en moi et de m’avoir soutenue dans mes rêves les plus fous, a-t-elle écrit sur sa page Facebook quelques minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée. Je suis particulièrement reconnaissante auprès de mon entraîneur John Lofranco et Nathaniel Couture, qui m’ont permis d’atteindre la meilleure forme possible physiquement et mentalement pour cette course.»

Doucet a pris le 29e rang du classement général chez les femmes et elle a été la deuxième plus rapide chez les Canadiennes à cet événement qui regroupe plus de 30 000 participants.

«Wow! Quelle course extraordinaire de Shelley, a commenté Gabriel LeBlanc, directeur général d’Athlétisme NB. Je sais qu’elle est entraînée extrêmement bien et ce record est le résultat de son engagement.»

Doucet, l’athlète de l’année 2015 de Course NB, ajoute donc un nouveau fait d’armes à sa prodigieuse carrière de course sur route, elle qui détient déjà plus d’une quinzaine de records à travers la province.

Paula Keating a été la deuxième Néo-Brunswickoise à franchir la ligne d’arrivée, en 3h01m47s, ce qui lui donne le deuxième rang dans son groupe d’âge (50-54 ans). La troisième Néo-Brunswickoise à compléter l’épreuve a été Corinne Fournier, de Saint-Jean, en 3h28m23s.

Chez les hommes, Réjean Chiasson, originaire de Tilley Road mais demeurant à Toronto depuis quelques années, a également terminé au deuxième rang parmi tous les Canadiens qui ont pris part au célèbre marathon.

Il n’a pas affiché sa forme des beaux jours – il a déjà couru 2h17m47s, bon pour le record provincial -, mais il n’a pas à rougir non plus de son chrono de 2h32m04s. Il a quand même pris le 71e rang au classement général.

Parti à vive allure, il a complété les premiers 21,1 km en 1h10m, mais n’a pu tenir la cadence lorsqu’il a atteint la portion la plus exigeante du parcours, qui culmine avec la fameuse Heartbreak Hill, près de Boston College, aux alentours du 32e kilomètre.

«Ce n’était pas beau, mais c’est fini. Je pouvais dire dès le début qu’il y avait quelque chose qui ne marchait pas. Mes jambes ne voulaient juste pas répondre et j’avais des ampoules aux pieds. Après 12 kilomètres, je pensais déjà à abandonner. Je savais que ça allait être une mauvaise journée. Je me disais que ce serait probablement plus rapide de courir jusqu’à la ligne d’arrivée, plutôt que d’arrêter et de prendre un taxi jusqu’à mon hôtel. Je pensais juste à être dans ma chambre d’hôtel et à relaxer. C’était ça ma motivation pour finir», a commenté le coureur âgé de 33 ans qui visait un top 30 et un chrono sous 2h22m.

Quelque 61 Néo-Brunswickois se sont frottés au rude parcours de Boston, lundi matin.

Colin McQuade, de Riverview, a terminé en 2h46m47, retranchant près d’une minute et demie à son chrono de 2016, alors qu’il avait été le premier Néo-Brunswickois à terminer la prestigieuse course. Nathaniel Couture, de Fredericton, l’a suivi en 2h47m50s, alors que Daniel LeBlanc, de Dieppe, n’était pas très loin derrière en 2h50m02s.

«Il faisait déjà pas mal chaud à 10h, mais ça s’est bien passé. Je voulais un meilleur temps, mais en raison de la chaleur, je n’ai pas pu maintenir la cadence et la vitesse que je visais. Ce marathon voulait dire beaucoup pour moi parce que c’était ma première expérience à Boston comme coureur. C’était encore plus spécial pour moi du fait que mes parents, mon fils et mon épouse étaient ici avec moi», a exprimé LeBlanc, âgé de 40 ans.