Les jeunes sont moins nombreux sur le marché du travail

DIEPPE – Le nombre de jeunes Néo-Brunswickois âgés de 17 à 24 ans travaillant en juin a chuté radicalement comparativement au même mois l’an dernier. En tout, 1200 emplois de moins sont occupés par des jeunes de cette catégorie d’âge. La crise économique expliquerait en partie la situation.

En juin, 25 300 personnes âgées de 17 à 24 ans travaillaient dans la province, soit 13 000 chez les 17 à 19 ans et 12 300 chez les 20 à 24 ans. Un an plus tôt, ils étaient 26 500, soit 17 900 dans le premier groupe d’âge et 13 900 dans le second.
La situation est loin d’être rose, ce qui inquiète la présidente de l’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAÉ) et de la Fédération des étudiantes et étudiants du centre universitaire de Moncton, Tina Robichaud.
«Ça ne me surprend pas du tout. Avec l’économie et j’ai entendu beaucoup d’étudiants qui se cherchent encore des emplois ou qui sont en train de perdre leur emploi ou qui viennent tout juste d’en trouver un après deux mois que l’université est finie.»
Cette dernière a constaté que cet été semble bien pire que les années précédentes. Tina Robichaud a notamment entendu parler d’une compagnie du Madawaska qui mettra à pied à la fin du mois tous les étudiants embauchés pour l’été, soit une douzaine, puisque leur budget ne le leur permet plus.
«On parle d’un plein mois de salaire. C’est déjà dur de se trouver un emploi. De s’en trouver un pour un mois, ce n’est pas très réaliste. Et ça, c’est juste un cas parmi tant d’autres.»
Du côté du taux de chômage pour juin 2009 versus juin 2008, les adolescents de 17 à 19 ans du Nouveau-Brunswick enregistrent une diminution de quatre points de pourcentage, passant de 18,5 % à 14,5 %. Chez les 20 à 24 ans, le taux a augmenté considérablement, passant de 8,6 % à 15,2 %. Ce dernier s’avère être le plus haut taux de chômage vécu au cours des cinq dernières années pour le mois de juin dans ce groupe d’âge.
À travers le pays, pour juin, les pertes d’emplois nettes s’élèvent à 33 000 chez les jeunes de 15 à 24 ans. Leur taux de chômage a ainsi progressé d’un point de pourcentage pour s’établir à 15,9 %, soit le taux le plus élevé en 11 ans.