La faillite d’une agence d’adoption brise le rêve de Néo-Brunswickois

FREDERICTON – Des couples en attente d’un enfant par la voie de l’adoption internationale sont atterrés à la suite de la faillite d’une agence de l’Ontario

Erik Matchett et son épouse ont entamé un processus pour adopter un enfant éthiopien par l’entremise de l’agence d’adoption Imagine.Comme d’autres futurs parents dans la province, ils ont perdu des milliers de dollars, presque
14 000 $, et l’espoir qu’ils entretenaient pour leur futur enfant.
«Le processus d’adoption à l’échelle nationale ou internationale est très long. Il y a beaucoup de temps qui est investi dans la paperasserie. Et maintenant, le tout s’écroule», a expliqué M. Matchett, de Fredericton.
«Il y a des familles qui sont dans une situation encore pire parce qu’elles avaient déjà reçu la confirmation et la photo de l’enfant qu’elles allaient adopter et étaient à quelques semaines d’aller chercher leur enfant», a-t-il continué.
La porte-parole de l’opposition en matière de Développement social, Madeleine Dubé, a d’ailleurs parlé d’impact émotionnel vécu par certaines familles parce qu’elles avaient reçu la photo de l’enfant qu’elles allaient adopter.
«Il y a un attachement psychologique d’entamé et elles ne savent plus vers où se tourner. Est-ce que la filière sera reprise par quelqu’un d’autre? Ils ont perdu leur argent et ils sont laissés à eux-mêmes», a indiqué la députée progressiste-conservatrice d’Edmundston-Saint-Basile.
L’Ontario avait donné un permis de fonctionnement à l’agence. Mme Dubé demande au gouvernement du N.-B. d’entreprendre des démarches avec cette province pour voir comment la situation peut être arrangée.
Il y aurait quelque 400 familles touchées par la situation. Au N.-B., le ministère du Développement social estime qu’il y aurait moins de dix cas. La porte-parole du ministère, Alison Aiton, a mentionné que la province pourrait être en mesure d’aider les filières d’adoption à continuer leur chemin.
«Toutes les provinces travaillent avec le gouvernement fédéral afin de voir à ce que les processus d’adoption se poursuivent», a indiqué Mme Aiton.
«Pour l’instant, nous n’avons pas toutes les informations nécessaires pour dire que nous pourrons aller de l’avant, mais nous ferons tout notre possible pour que les dossiers progressent. Nous travaillerons étroitement avec Ottawa et nous tiendrons les familles au courant des développements», a ajouté Mme Aiton.
Le couple Matchett avait commencé les démarches en novembre.
Ils ont choisi la compagnie après avoir effectué de la recherche à son sujet. Ils ont constaté que plusieurs familles du Nouveau-Brunswick avaient adopté avec succès un enfant en faisant appel aux services d’Imagine.
Potentiellement, ils devaient avoir leur enfant dans environ un an et demi.