Le virus H1N1 pourrait frapper jusqu’à 20 % des Néo-Brunswickois

FREDERICTON – Le nombre de cas de personnes atteintes du virus H1N1 continue de grimper dans la province. Les autorités de la Santé publique avertissent que non seulement il y aura une progression du virus, mais que le nombre de personnes hospitalisées va connaître aussi une croissance.

Il y a eu 41 cas de personnes atteintes jusqu’à présent au Nouveau-Brunswick.
Seulement une personne a été hospitalisée.
Elle a quitté l’hôpital et prend du mieux, a précisé le docteur Paul Van Buynder, médecin-hygiéniste en chef adjoint au ministère de la Santé.
La situation ira en se détériorant au cours des prochains mois. Selon le docteur Van Buynder, jusqu’à 20 % des Néo-Brunswickois pourraient être affligés par le virus cet hiver.
Il s’agit par contre d’une proportion moins élevée que prévu par les autorités de la Santé lorsqu’elles ont commencé à se préparer pour combattre la pandémie.
«Il est important que le public aide à minimiser l’impact de la pandémie alors que nous nous dirigeons vers l’automne et l’hiver. Les personnes qui souffrent de symptômes qui s’apparentent à l’influenza devraient rester à la maison au lieu d’aller travailler et de partager leur virus», a indiqué le docteur Van Buynder.
«Les enfants qui sont porteurs de symptôme grippal devraient s’abstenir d’aller à la garderie ou dans des camps cet été», a ajouté le médecin du ministère de la Santé.
Selon des données de pays où les cas sont nombreux, de 1 % à
2 % des gens qui ont contracté le virus H1N1 sont hospitalisés et 0,1 % des personnes sont mortes.
«C’est important de se laver les mains continuellement. La maladie se transmet d’une personne à l’autre. Il est donc nécessaire que les gens prennent les précautions que nous avons identifiées», de répéter Roberte O’Regan, directrice générale des services hospitaliers au ministère de la Santé.
Près de 70 % des personnes atteintes du virus H1N1 au N.-B. sont des femmes, mais le ministère de la Santé ne veut pas dire qu’il s’agit d’une maladie qui s’attaque principalement aux femmes. Ce sont les femmes enceintes et les jeunes avec des maladies chroniques qui sont le plus à risque.
Près des trois quarts des cas ont été recensés dans les régions de Moncton et de Fredericton, mais ceci s’explique parce que ces deux régions comptent un important bassin de population.
La province s’attend à recevoir le vaccin pour combattre le virus au début de décembre et il devrait y avoir une campagne de vaccination pour les personnes qui en auront besoin. Les employés des hôpitaux impliqués dans le combat seront les premiers à se faire piquer.
Il y aurait plusieurs centaines de personnes qui seraient porteuses de l’influenza au N.-B., mais qui ne requièrent pas de soins dans les hôpitaux.
Un total de 10 156 cas du virus pandémique (H1N1) ont été confirmés en laboratoire, au Canada, en date de mercredi. De ce nombre, 1115 cas ont nécessité une hospitalisation et 45 décès ont été signalés.