Une autre année décevante à Shippagan

SHIPPAGAN – La 48e édition du Festival des pêches et de l’aquaculture du N.-B. à Shippagan s’est terminée avec la traditionnelle bénédiction des bateaux, mais surtout avec des questionnements au sujet des orientations de la prochaine édition, avec un achalandage décevant aux principaux spectacles de l’événement.

En raison du mauvais temps de dimanche dernier, la bénédiction des bateaux a été décalée d’une semaine, soit lors de la clôture du Festival, ce qui explique une participation populaire moins importante que l’an dernier, tant sur les flots que sur le quai, où le public a pu circuler devant quelques bateaux décorés et de l’animation sur place.
Pour ce qui est du bilan, le président du comité organisateur, Isidore LeBreton, est bien songeur après une édition décevante au chapitre de l’assistance aux principaux spectacles, de son propre aveu.
M. LeBreton affirme qu’à la suite des commentaires reçus l’an dernier à l’effet que le coût des billets était trop élevé, le comité a opté pour des artistes de moindre envergure et moins coûteux, mais qui constituaient des valeurs sûres à leurs yeux, comme le Coco Country Band, ou La Revue Musicale Grease.
En réponse à cette option, les spectateurs auraient boudé ces spectacles d’artistes qui étaient peu connus, alors que d’autres ont craint qu’ils fussent de moindre qualité en raison du bas prix des billets, indique le président, qui se trouve ainsi devant une impasse.
Pour remédier à la situation, il vaudrait mieux connaître ce que désire la clientèle, fait valoir Isidore LeBreton.
«Il faudrait que soit le public qui nous le dise, pour qu’on puisse s’améliorer. On est obligé de bâtir à partir du négatif. Et c’est difficile, parce que le négatif, c’est juste une petite poignée de gens qui l’apporte, et on en reçoit toujours, même s’il y a plein de positif.»
Il en est ainsi pour l’Ordre du pêcheur, pour lequel le Comité aimerait recevoir des suggestions de la population comme nominations, soutient le président, comme quoi une plus grande communication avec le public est nécessaire.
À tout le moins, M. LeBreton est d’avis que le Festival n’engendrera pas de déficit, comme ça a été le cas l’an dernier, avec un manque à gagner d’un peu plus de 64 000 $. Il mentionne également que certaines activités, comme les 5 à 7, les Déjeuners, les Défis à l’entreprise et la Soirée Poker ont bien réussi, ce qui offre des pistes pour l’an prochain.

En bref… Il s’agissait d’un dernier mandat pour Isidore LeBreton à la présidence du Festival des pêches et de l’aquaculture du Nouveau-Brunswick à Shippagan, après 14 ans à ce poste. Il dit vouloir laisser la place à quelqu’un d’autre pour apporter du sang neuf à l’organisme, tout en proposant de rester un an pour assister le nouveau conseil d’administration dans son travail…