Il faut changer la méthode d’utilisation du Taser, selon une enquête publique

VANCOUVER, B.C. – Une enquête publique a conclu que les pistolets à décharge électrique (Tasers) pouvaient tuer ou causer de sérieuses blessures et que les forces policières doivent revoir leur méthode d’utilisation.

Selon le juge Thomas Braidwood, le gouvernement de la Colombie-Britannique et son corps policier ne se sont pas informés adéquatement des dangers reliés à l’usage de ces pistolets. Le magistrat a également soutenu que les officiers n’avaient pas été formés adéquatement avant d’utiliser ces armes.

Taser International, la société américaine qui met au point, produit et distribue le pistolet, a toujours maintenu qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves démontrant que cette arme pouvait être mortelle.

Le juge Braidwood n’est pas allé jusqu’à recommander l’interdiction de ces pistolets, mais il a suggéré que les autorités policières encadrent plus rigoureusement leur utilisation.

Le rapport a été livré jeudi, dans le cadre de la première étape de l’enquête publique visant à examiner l’usage de ces armes en Colombie-Britannique.

Le juge Braidwood a présenté 19 suggestions sur les changements qui, selon lui, doivent être apportés pour rendre plus sûre l’utilisation des Tasers.

La deuxième étape de l’enquête publique a pour but de clarifier les actions de policiers de la GRC qui ont confronté un immigrant polonais à l’Aéroport international de Vancouver, en 2007.

Robert Dziekanski a perdu la vie après avoir reçu cinq décharges de la part d’agents qui considéraient que la victime affichait un comportement bizarre.

Cette deuxième phase de l’enquête avait été reportée jusqu’en septembre après la mise à jour d’un courriel de la GRC laissant sous-entendre que des officiers comptaient utiliser le controversé pistolet en direction de M. Dziekanski avant même de le voir.