Pyongyang fustige l' »écolière » Hillary Clinton

SEOUL – La Corée du Nord a riposté jeudi à la remarque de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton en la qualifiant d »‘écolière du primaire » après qu’elle a récemment décrit l’Etat-ermite comme un enfant qui a besoin d’attention.

Clinton avait fait cette remarque lundi dans une interview à la chaîne ABC alors qu’elle se trouvait en Inde.

Dans cet entretien, la cheffe de la diplomatie américaine avait accusé Pyongyang de se servir de son programme nucléaire et de ses essais balistiques pour avoir l’attention de Washington. Elle avait ajouté que les Etats-Unis ne se laisseront pas prendre au piège des provocations nord-coréennes.

« C’est peut-être la mère en moi qui parle, mais l’expérience que j’ai des enfants en bas âge, des adolescents et des gens qui, en général, ont besoin d’attention; je dis: ne cédez pas », avait-elle déclaré.

Jeudi, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a souligné que le pays n’avait besoin de personne. La Corée du Nord « a pris les mesures nécessaires pour protéger la souveraineté de la nation et son droit à l’existence pour faire face à la politique hostile et à la menace nucléaire des Etats-Unis, et non pas pour attirer l’attention de quiconque », déclare le ministère dans un communiqué relayé par l’agence officielle KCNA.

« Nous ne pouvons que considérer Mme Clinton comme une drôle de dame comme elle aime à utilise ce genre de rhétorique, sans tenir aucun compte de l’étiquette la plus élémentaire en cours dans la communauté internationale. Parfois, elle a l’air d’une élève d’école primaire », ajoute le communiqué avant de conclure sans plus de précision que « quiconque se livre à de fausses déclarations doit en payer le prix ».

Présent au forum régional de l’ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) qui s’ouvre ce jeudi à Phuket, en Thaïlande, un haut responsable nord-coréen a annoncé que son pays ne reprendrait pas les pourparlers à six pays sur son programme dont il s’était retiré en avril dernier. En mai, Pyongyang procédait à son deuxième essai nucléaire et au début du mois de juillet avait procédé à une série de tirs de missiles balistiques.