Taux de criminalité: le N.-B. sous la moyenne nationale

DIEPPE – Malgré une hausse de la criminalité générale de 1 % dans la province et une baisse de 5 % au pays, le N.-B. demeure en dessous de la moyenne nationale.

Le nombre d’infractions dans la province est passé de 47 018 à 48 222 de 2007 à 2008. Ces données, rendues publiques par Statistique Canada cette semaine, comprennent notamment les vols, les agressions sexuelles, les cas de conduites en état d’ébriété, les infractions liées à la drogue et les voies de fait.
Si les tentatives de meurtre ont été plus nombreuses en 2008 qu’en 2007 dans la province, soit sept comparativement à trois, les homicides ont subi une diminution, passant de huit à trois. Le taux d’homicide du Nouveau-Brunswick pour 100 000 habitants, soit 0,4, est le plus faible à avoir été observé en 40 ans ainsi que le plus bas au pays.
Les vols qualifiés ont aussi été moins nombreux dans la province en 2008, soit 210 comparativement à 231.
Au Canada, les crimes déclarés par la police ont pour leur part continué à fléchir en 2008. Le taux de criminalité traditionnel et le nouvel Indice de gravité de la criminalité (lire encadré) ont tous les deux diminué de 5 %, ce qui signifie que le volume des crimes déclarés par la police de même que leur gravité ont reculé. Les crimes violents se sont aussi repliés, mais dans une moindre mesure, avec une diminution de 3 %.
La directrice générale de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, Lise Ouellette, a souligné qu’il y a des efforts qui se font à l’heure actuelle pour réduire le taux de criminalité dans la province.
Deux comités ont d’ailleurs été mis en place par la Sécurité publique pour identifier des moyens d’améliorer l’efficacité des services de police et ainsi réduire les crimes.
«Au cours de la dernière année, il y a des changements qui se font de façon à rendre les policiers plus présents sur le terrain; réorganiser certains aspects des services pour centraliser des tâches administratives de façon, justement, à libérer des ressources sur le terrain», a-t-elle expliqué.
Selon celle qui souhaite que les stratégies portent fruit, l’objectif est d’atteindre le plus bas taux de criminalité à l’échelle nationale.
En ce qui a trait au bon «rendement» de la province sur le plan national, Lise Ouellette croit que les résultats sont en partie dus au caractère plus rural du Nouveau-Brunswick.
«Il y a généralement un lien entre la densité de population et le taux de criminalité, a-t-elle précisé. On aime croire aussi que l’efficacité des services contribue également.»