Le ministre T.J. Burke démissionne

FREDERICTON – Un mois après avoir été muté à l’Environ­ne­ment, T.J. Burke a choisi de quitter le Conseil des ministres. Sa famille et le droit le rappellent, a-t-il mentionné.

M. Burke, qui a détenu le portefeuille du ministère de la Justice et de la Consommation depuis octobre 2006 jusqu’au remaniement du 22 juin dernier, demeurera député libéral de Fredericton-Nashwa­ak­sis.
Un dossier sur lequel il a beaucoup travaillé lorsqu’il pratiquait le droit à temps complet a refait surface, il y a deux semaines, et il veut être celui qui fermera le dossier.
«C’est un dossier qui devrait aider à mettre en place de nouvelles politiques au niveau fédéral», a mentionné M. Burke, qui a aussi assumé les responsabilités de procureur général du N.-B.
Le député de Fredericton-Nashwaaksis a mentionné que la décision de quitter la table du Conseil des ministres a été difficile parce que sa relation avec Shawn Graham remonte à la période avant son accession à la direction du Parti libéral, en 2002.
«Je veux avoir un meilleur équilibre dans ma vie avec mon épouse et mes trois jeunes filles. J’ai hâte d’avoir plus de temps avec ma famille et pour servir les citoyens de ma circonscription», a aussi mentionné T.J. Burke.
M. Burke s’est dit satisfait des devoirs qu’il a accomplis à la Justice, notamment sur les dossiers de l’assurance-automobile et de la poursuite contre les compagnies de tabac.
C’est Rick Miles, député libéral de Fredericton-Silverwood, qui prend la relève de M. Burke. Il sera assermenté cet après-midi à l’Assemblée législative. M. Miles estime que son expérience dans l’entreprise privée avant son élection en 2006 l’aidera dans ses nouvelles fonctions.
«J’ai été en affaires, pendant plusieurs années, et j’ai travaillé avec plusieurs personnes dans le secteur de la construction. On a vu au cours des dernières années une évolution de l’industrie afin de trouver de meilleures solutions pour aider l’environnement, que ce soit au chapitre de la construction routière ou immobilière. Je crois qu’on peut faire de l’environnement une priorité», a indiqué M. Miles.
Le premier ministre Graham s’est dit attristé par le départ de M. Burke comme ministre.
«Il a été le premier membre des Premières nations à avoir le pri­vilège de s’asseoir à la table du Conseil des ministres», a rappelé M. Graham.
Le leader de l’opposition, David Alward, estime que le premier mi­nistre Graham a manqué à ses responsabilités lors du dernier remaniement ministériel, et qu’il aurait dû être au parfum des intentions de M. Burke.
«Si le ministre (Burke) songeait à faire des changements et avait des intentions de retourner à la pratique, ça aurait dû être discuté avant le remaniement ministériel. S’il n’y a pas eu de discussions, c’est une preuve d’un plus grand malaise au sein du caucus et du Conseil des ministres. Ça démontre un manque de communication et de dialogue», a analysé le chef conservateur.