Alamako Sidibé repart le coeur léger… et avec une meilleure vue

BATHURST – Alamako Sidibé qui était venue subir une opération à un œil au Canada, repart dans quelques jours au Mali, le cœur léger et avec une vue qui s’améliore jour après jour.

L’histoire d’Alamako Sidibé, cette jeune femme de 25 ans du Mali, a touché bien des gens non seulement dans la région, mais au pays.
Elle qui avait déjà perdu l’usage de son œil gauche risquait de devenir aveugle, voyant de moins en moins de l’autre œil, sans une intervention chirurgicale immé­diate.
C’est là que Normand Cormier et André Pinet, tous les deux de Bathurst, qui la connaissaient du Mali pour y avoir séjourné à quelques reprises, ont décidé de l’aider.
Ils ont entrepris des démarches pour qu’Alamako subisse sa chirurgie au Canada et ont mis sur pied une campagne de financement pour défrayer les coûts du voyage et de l’opération.
Dès le début, les dons ont afflué et même la diaspora malienne au Canada s’en est mêlée pour se­courir leur compatriote.
«Les gens ont lu les articles dans les journaux et sont venus à nous naturellement. Les articles sont parvenus à l’ambassade du Mali à Ottawa et eux ont rallié les Maliens à la grandeur du pays. Ils nous ont remis une grosse enveloppe avec des chèques pour plus de 2000 $», raconte Normand Cormier.
Il a fallu trois chirurgies à son œil, mais aujourd’hui, tout va pour le mieux.
Alamako Sidibé a une profonde gratitude envers ses bienfaiteurs, bien entendu, mais aussi à l’égard de tous ceux qui se sont ralliés à sa cause.
«Tous les Canadiens sont gentils, les hommes, les femmes, les en­fants. Je dis merci, merci beaucoup», a-t-elle dit très émue.
Son départ vers le Mali est prévu pour mercredi. Bien entendu, elle est triste de quitter sa famille d’accueil après quatre mois, mais ses proches et collègues de travail l’attendent avec impatience.
Ses «parents» vont garder contact avec cette jeune femme avec qui ils ont tant appris.
«Elle nous a beaucoup intéressés à la culture malienne, donc, chaque fois qu’il y avait une émission qui touchait l’Afrique, nous l’écoutions. Elle nous expliquait les coutumes de chez elle. C’était notre témoin direct», a mentionné Céline Pinet.
André Pinet et Normand Cormier vont la revoir aussi vite que cet automne, car ils doivent se rendre à Bamako pour des raisons professionnelles.