Fraser Papers: les négos reprennent aujourd’hui

EDMUNDSTON – Les employés et les dirigeants de la compagnie Fraser Papers retournent à la table des négociations, aujourd’hui. Le syndicat demeure persuadé que l’entreprise aura mo­difié ses positions, après le rejet à 97 % des concessions propo­sées, le 14 juillet.
Il y a deux semaines, les em­ployés ont massivement rejeté les concessions souhai­tées par la compagnie.
L’en­treprise a convié les travailleurs à reprendre les discussions. Cela se fera aujourd’hui, a précisé le porte-parole syndical, Doris Lavoie.
«On va attendre ce que la compagnie a à nous proposer», a-t-il indiqué.
La semaine dernière, les employés de Fraser Papers de Thurso, au Québec, ont notamment consenti une diminution salariale de 3,21 $ l’heure ainsi que la réduction d’autres avantages sociaux reliés à leur régime de retraite.
Selon M. Lavoie, les concessions acceptées par leurs confrères de Thurso n’ajoutent pas de pression sur les épaules de ceux d’Edmundston. Il croit qu’il s’agit d’un contexte tout à fait différent.
«L’usine de Thurso est fermée et ne figure pas nécessairement dans le plan de restructuration de Fraser Papers, ce qui n’est pas notre cas. Les employés ont accepté ces concessions dans l’espoir qu’elle soit fonctionnelle à nouveau. Et cette réouverture dépend aussi de l’implication d’autres joueurs. Les enjeux ne sont pas les mêmes pour nous», a-t-il expliqué.
Dans ce secteur d’activités, la tradition veut que la première convention ratifiée par un grou­pe d’employés devienne le contrat type pour les autres travail­leurs au pays. M. Lavoie soutient que ce n’est pas le cas actuellement.
«Nous négocions une entente locale pour que notre usine continue de fonctionner. Le pro­chain contrat type dans l’industrie devrait se ratifier en 2010», a-t-il précisé.
Le régime de retraite des em­ployés de l’usine d’Edmund­ston est aussi au cœur des négociations. 
La compagnie demande que le régime à prestation déterminée (élaborée par l’entreprise et les travailleurs) devienne à cotisation déterminée (sous la responsabilité unique de l’employé).
Lors d’un entretien antérieur avec le journal, M. Lavoie a indiqué que trop de concessions étaient demandées en même temps par la compagnie, d’où le refus des employés.