Monter sur scène: le début d’un rêve

CARAQUET – Vous imaginez-vous réaliser votre rêve en direct devant 1000 personnes? C’est ce que s’apprêtent à faire les finalistes du Gala de la chanson de Caraquet 2009. N’allez pas croire que ceux-ci ressentent beaucoup de pression. Du moins, pour le moment. Pour l’heure, le seul fait de voir leur rêve poindre à l’horizon, c’est un plaisir que chacun savoure pleinement.

Une chose est sûre, c’est que les jeunes finalistes sont tout simplement heureux de ce qu’ils vivent depuis quelques semaines. La chimie du groupe est très bonne, diront certains. Aussi, pouvoir côtoyer et apprendre de gens d’expérience et qui, qui plus est, ont déjà passé par leur chemin, c’est très rassurant et ça galvanise leur rêve.
«Le Gala de la chanson, c’est une école du métier. Avoir la chance d’être entourés de gens comme eux (les formateurs), c’est très important pour nous», confie Raphaël Butler, participant dans les catégories auteur-compositeur-interprète et chanson primée.
Les finalistes ont reçu quelques ateliers de formation. La première série avait lieu en mai, où ils ont notamment travaillé avec Robert Léger, auteur-compositeur réputé et membre du groupe Beau Dommage.
«Dès la première demi-heure, il te faisait découvrir ton texte. Il te faisait réfléchir. C’était assez spécial», souligne Mathieu Mallet, lui aussi finaliste dans les catégories auteur-compositeur-interprète et chanson primée.
«Il nous donnait des trucs simples, mais qui font la différence», renchérit Ginette Landry, finaliste dans la catégorie interprète.
Oui, parce que les finalistes sont conscients que la ligne très mince entre une bonne et une mauvaise interprétation, ou une chanson bien ficelée qui passe bien sur scène.
«Tous les outils qu’on va avoir, qu’on va pouvoir mettre en pratique, c’est déjà un gros plus», atteste Mathieu Mallet.
«Rêver, c’est beau, mais dans ce métier-là, 70, 80 % de ton succès, c’est du travail. Ce serait facile de dire «j’ai du talent» si je ne travaille pas à fond», ajoute-t-il avec une lucidité bien assumée.
Ce métier, les finalistes commencent à peine à l’apprivoiser. Tous ont déjà chanté ou joué de la musique seuls, avec des amis ou dans des réunions de famille. Certains composent déjà depuis plusieurs années.
«C’était carrément un moyen d’évacuer mes émotions. C’est pour ça que j’ai commencé à écrire», exprime Raphaël Butler.
«Ça devient un besoin avec le temps, d’écrire et de faire de la musique. Un besoin dont on ne peut plus se passer», affirme pour sa part Nancy Breau, qui en est à sa troisième participation au Gala de la chanson.
Quand on leur demande ce qui leur restera après le Gala, ou leurs rêves les plus fous qu’ils entendent réaliser, les finalistes se mettent mutuellement en garde de se projeter trop loin. Bien sûr, un album, ce serait plaisant. Voyager, faire des séries de spectacles aussi. Jessika Aubé (finaliste dans la catégorie interprète) souhaite quant à elle chanter dans une comédie musicale, elle qui commencera bientôt son baccalauréat en art dramatique.
«Juste d’être capable de vivre de ce métier-là et de pouvoir monter sur scène, ce sera déjà beaucoup», résume Raphaël Butler.
Le Gala de la chanson aura lieu vendredi, à 20 h, au Carrefour de la mer de Caraquet.