Hugo Robichaud n’est pas au bout de ses peines

DIEPPE – Le petit Hugo Robi­chaud de Cap-Pelé, se porte bien après l’opération majeure qu’il a subie en juin, mais n’est pas encore arrivé au bout de ses peines.
«Il est vraiment mieux. Il mange bien et il est vraiment en forme. Il est comme avant la grosse opération de juin. Il mange tout le temps. On ne l’a pas pesé, mais on s’est aperçus qu’il a engraissé», a expliqué son père, Pascal Robi­chaud, joint hier à New York, où il était au chevet de son fils.
Les plus récents tests semblent montrer qu’Hugo est finalement débarrassé du cancer qui s’était logé dans son abdomen.
«Jusqu’à maintenant, les tu­meurs dans le ventre, c’est pas mal clair, il n’y aurait plus rien dans l’abdomen. Il ne lui resterait que les trois petites tumeurs à la tête, et c’est ce qu’ils veulent enlever», a poursuivi Pascal Robichaud.
L’opération pour enlever ces trois tumeurs à la tête devra cependant attendre, parce qu’un autre problème se fait plus pressant. C’est que les médecins ont remarqué que le drainage de la moitié des liquides de sa tête ne s’effectue pas adéquatement.
D’ici à la fin de la semaine pro­chaine, ils devraient placer un tube reliant sa tête et son système digestif afin de permettre l’évacuation des liquides en question.
Le petit Hugo devra vivre avec ce système pour le reste de ses jours.
Une fois que cette étape sera franchie, le personnel médical de l’hôpital pourra s’attaquer aux tumeurs logées dans le cerveau d’Hugo.
Pascal Robichaud explique que le moral de la famille va et vient.
«Ça vient par bout, on est tannés, mais on n’a pas le choix, il n’y a plus rien au Canada, on n’a pas le choix de rester ici. On prend ça une journée à la fois, il n’y a que ça à faire», a-t-il commenté.  Il indique qu’Hugo et sa famille font le lien entre New York et le Nouveau-Brunswick en utilisant Internet.
Le petit Hugo et son père, sa mère et son frère sont aux États-Unis en ce moment parce que les traitements dont il a besoin pour guérir ne sont pas disponibles au Canada.
Il y a de cela quelques mois, une campagne de cueillette de fonds a permis d’amasser plu­sieurs centaines de milliers de dollars pour financer les traitements, disponibles en sol américain et non au Canada, qu’Hugo Robi­chaud devait suivre pour espérer s’en sortir.
Le gouvernement provincial, qui avait initialement refusé de défrayer les Robichaud des coûts reliés aux traitements, a par la suite fait volte-face.