Vote de la dernière chance chez Fraser Papers

EDMUNDSTON – Les employés de Fraser Papers se prononceront sur la plus récente offre patronale, demain. Les dirigeants de l’entreprise parlent d’un vote de dernière chance qui dictera l’avenir de son département de pâte sulfite.
Le département de pâte sulfite de la compagnie Fraser Papers est fermé depuis quelques semaines. Une centaine d’employés se retrouvent temporairement au chômage.
La nouvelle offre patronale a été présentée aux employés par le syndicat, lundi.
La compagnie propose un contrat de quatre ans. Elle dit avoir assoupli sa position sur certains points. Le salaire des employés est resté le même depuis 48 mois.
Pour aider sa relance, la compa­gnie demande une diminution de salaire de 4 % de ses employés, par rapport aux rémunérations de juin, pour la première année d’une nouvelle entente.
Elle propose par la suite une majoration de 2 % pour les trois années subséquentes qui pourrait varier selon le rendement financier de la compagnie. Les réductions comprennent aussi l’élimination de 42 postes.
La compagnie dit avoir fait des assouplissements au niveau du régime de retraite.
Le directeur de l’usine d’Ed­mundston, Robert Dufresne, est clair face à l’enjeu du vote de demain.
«C’est la dernière offre et c’est ce qui va décider si on ferme de façon permanente ou non le département de pâte sulfite», a laissé entendre M. Dufresne, hier.
Selon M. Dufresne, un rejet de la proposition patronale menacerait 200 emplois à court terme.
Environ 325 personnes tra­vaillent à l’usine Fraser Papers d’Edmundston. Outre le département de production de sulfite, qui est fermé, la plupart des autres employés sont affectés à la fabrication de la pâte mécanique, qui sert à alimenter l’usine de Madawaska, au Maine, et à la cogénératrice, qui produit de l’énergie pour l’usine (et notamment pour faire fonctionner le département de sulfite, aujourd’hui menacé).
Se positionner
La compagnie a réussi à obtenir une extension d’une semaine de la part de clients et fournisseurs afin de tenter de dénouer cette impasse avec ses employés.
«Nos clients et fournisseurs veulent signer des ententes à long terme avec nous. Nos clients sont d’accord pour qu’on revienne à du papier à pâte sulfite, mais ils ne veulent pas qu’on change encore plus tard. Pendant ce temps, nous uti­lisons de la pâte kraft et nos fournisseurs veulent savoir sur quel pied danser et être prêts si nous continuons à avoir besoin de gros­ses quantités», a expliqué M. Dufres­ne.
Selon lui, toutes ces questions auraient dû être réglées à la mi-juin.
Lors d’un entretien avec le journal, lundi, le porte-parole syndical, Doris Lavoie, a mentionné que les employés ne faisaient aucun gain important dans cette nouvelle proposition, par rapport à celle qui a été rejetée par 97 % des syndiqués, à la mi-juillet.