17 recommandations pour relancer le Nord

BERESFORD – Le Conseil d’entreprises du Nouveau-Brunswick émet 17 recommandations, qui se résument par l’engagement de tous les partenaires, pour que le nord de la province gagne en forces économiques.
Le Conseil d’entreprises du Nouveau-Brunswick a dévoilé son rapport sur le développement éco­nomique du Nord, hier, à Beresford.
En évoquant le Nord, il englobe les régions du Madawaska à la Péninsule acadienne, en passant par Miramichi et Restigouche.
Depuis des décennies, cette patie de la province souffre écono­miquement parlant et avec les nombreuses fermetures dans l’industrie forestière, plusieurs régions ont subi un dur coup.
Le secteur de la pêche vit aussi une période de crise, ce qui provoque bien des malaises dans les collectivités qui dépendent de cette industrie.
Le recensement de 2006 a démontré que le Nord a connu un déclin de près de 5 % de sa population sur cinq ans.
Le taux de chômage est un des plus élevés au pays, alors que 30 % des Néo-Brunswickois vivent dans le Nord.
Denis Losier, ancien président et porte-parole du Conseil d’entrepri­ses du N.-B., estime donc que les grands moyens doivent être entrepris afin que le Nord se relève.
«Avec la fermeture des papetiè­res et la récession, l’urgence de faire quelque chose est devenue plus évidente. Les gouvernements ont fait des tentatives intéressantes, mais non suffisantes. Le manque d’infrastructures, la dépopulation du Nord, le vieillissement de la po­pulation et l’exode de nos jeunes font en sorte que la situation est difficile», explique-t-il.
«À cause du contexte économi­que défavorable, le gouvernement devra prendre des mesures beaucoup plus énergiques que ce que nous avions prévu», a ajouté M. Losier.
Il ne s’attend pas, toutefois, à ce que le gouvernement fasse tout et demande l’implication de tous les intervenants, aussi bien communautaires que municipaux, et du milieu des affaires.
Le Conseil d’entreprises presse le gouvernement à former une équipe de travail dédiée au Nord, avec un sous-ministre à sa tête, et de l’influence pour faire avancer des dossiers. Et il serait préférable qu’elle soit sur le terrain et non dans la capitale.
La mise sur pied d’un conseil de leadership qui se servirait de son expertise pour conseiller cette entité est également proposée.
«Il devrait être composé de personnes d’affaires et de représentants des municipalités qui vont voir un peu plus loin que non seulement leur village, mais l’ensemble du Nord. Les gens d’affaires qui ont réussi pourront concrétiser certains projets», avise l’ancien président de l’organisme.
Le gouvernement, qui doit rendre public son plan d’action pour le développement du Nord cet automne, va prendre en considération ce rapport afin d’intégrer certaines stratégies préconisées aux siennes.
«Ce qui est important dans ce que j’ai entendu, c’est que ce n’est pas seulement le rôle du gouvernement provincial de développer le nord du N.-B. Nous avons tous un rôle à jouer. Il y a beaucoup de recommandations qui m’intéres­sent. Nous regardons certaines initiatives déjà dans notre plan d’action et ce plan va nous permettre de continuer nos discussions», a souligné Donald Arseneault, le mi­nis­tre de l’Éducation postsecon­daire, de la Formation et du Travail.
Le maire de Bathurst, Stephen Brunet, qui voit le visage de Moncton maintenant, ville qui a vécu tout un choc avec la fermeture des ateliers du CN, est convaincu que le nord de la province peut rebondir tout en gardant son cachet rural.