Une pelouse en santé sans produits chimiques

• L’Acadie NOUVELLE présente aujourd’hui la deuxième et dernière partie de son dossier sur les conséquences de la nouvelle loi sur les pesticides.

DIEPPE – Un entrepreneur de la région Chaleur, Marc Landry, affirme qu’il est possible d’avoir une pelouse en santé et sans épandages indésirables et de belles plates-bandes sans avoir recours aux produits chimiques. 
Le propriétaire de Touche Organik est dans le domaine de l’entretien paysager depuis 12 ans. Selon lui, il est possible d’enrayer des problèmes de mauvaises her­bes ou d’insectes nuisibles sans avoir besoin de pesticides. Il n’uti­lise pas ces produits chimiques.
«Ce n’est rien de sorcier», a-t-il indiqué. 
Marc Landry croit que n’importe qui, avec un peu de connaissance sur le moment et la façon d’utiliser les produits naturels, peut traiter sa pelouse de façon écologique.
Il cite en exemple des produits 100 % naturels qui existent sur le marché et qui empêchent la germination de certaines graines, comme celles du pissenlit. Ce qui restreint la prolifération de ces fleurs jaunes qui arrivent avant même que l’été se pointe le bout du nez.
«Ce n’est pas toujours évident. Il y a un timing spécifique pour faire ça, pour que ce soit efficace. Il y a beaucoup de personnes qui ne savent pas utiliser les produits et disent que ça ne marche pas ou qu’elles ne sont pas convaincues.»
«Il y a plusieurs choses à faire. Ce n’est pas juste que tu décides de mettre un produit x et que demain matin, tu n’auras plus de problème. La nature, ça ne marche pas com­me ça.»
L’entrepreneur considère que la nouvelle loi est un début, mais qu’elle n’est pas assez restrictive.
«C’est un peu flexible, disons.»
Il déplore que les compagnies qui seront accréditées puissent faire des traitements cibles et que la législation n’inclue rien pour les terrains de golf, les terres boisées et l’agriculture.  «Ce sont quand même eux les plus gros utilisateurs.»
Au dire de Marc Landry, le gouvernement devra aussi se pencher sur la formulation des engrais synthétiques, pour en réduire les concentrations de phosphate, d’azote, et de potassium, pour ne nommer que ceux-ci.