Conférence poignante du sénateur Pierre-Hugues Boisvenu

SAINT-QUENTIN – Le sénateur Pierre-Hughes Boisvenu a livré, vendredi, un vibrant témoignage aux élèves de la polyvalente A-J.-Savoie de Saint-Quentin.

Le sénateur est venu raconter aux élèves du secondaire les circonstances entourant la mort de sa fille Julie qui, rappelons-le, a été assassinée par un criminel récidiviste en 2002.
«Depuis l’assassinat de Julie, je donne beaucoup de conférences dans les écoles où je traite, entre autres, de violence en milieu scolaire, d’intimidation, de taxation et d’intimidation par le biais des médias sociaux. Ce que je dis aux jeunes, c’est de dénoncer ces gestes, car la prison des victimes, c’est le silence. Et la seule façon de reprendre le pouvoir sur leur vie, c’est de dénoncer», déclare le sénateur.
Au cours de la conférence,
M. Boisvenu a également traité de la naissance de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues, une association qui a vu le jour afin de lutter pour les droits des familles et des victimes.
«Je me suis rendu compte, après le décès de ma fille, que souvent les criminels ont davantage de droits que leurs victimes et leurs familles. Et ce n’est pas logique», a-t-il lancé au public, notant que c’est ce dur constat qui l’a convaincu de se lancer en croisade et, ultimement, à accepter le poste de sénateur.
En soirée, le sénateur a offert une conférence différente destinée aux parents et au grand public.
«Ce que je dis aux adultes, c’est que ce n’est pas important de faire des enfants de grands joueurs de hockey, de grands avocats ou de grands menuisiers. L’important, c’est de faire en sorte qu’ils se découvrent, qu’ils apprennent qui ils sont, car on ne peut pas traverser les coups durs dans la vie si on n’apprend pas qui l’on est au départ», dit M. Boisvenu, qui a lui-même subi son lot d’épreuves.